Les Léopards ont longtemps résisté à la furie colombienne avant de s’incliner sur un but de Daniel Muñoz en fin de rencontre. Une défaite frustrante mais riche en enseignements pour la sélection congolaise. Pendant plus d’une heure de jeu, la République démocratique du Congo a cru pouvoir réaliser un nouvel exploit sur la scène mondiale. Opposés à une séduisante équipe colombienne, les Léopards ont fait preuve d’abnégation, de discipline et surtout d’une remarquable solidarité défensive. Mais à force de subir, le verrou congolais a fini par sauter.

Dès les premières minutes, les Cafeteros ont imposé leur rythme. Maîtres du ballon, agressifs dans le pressing et incisifs dans leurs offensives, les Colombiens ont multiplié les occasions devant le but congolais. Face à cette domination, un homme s’est dressé comme un rempart : Lionel Mpasi. Le portier des Léopards a livré une première période exceptionnelle. Auteur de plusieurs arrêts de grande classe, il a écœuré les attaquants colombiens et permis à son équipe de rejoindre les vestiaires sur un score vierge malgré une avalanche d’occasions adverses. Avec six interventions décisives avant la pause, Mpasi a incarné à lui seul la résistance congolaise.
Le tableau statistique illustrait pourtant parfaitement le rapport de force : possession largement en faveur de la Colombie, quatorze frappes tentées contre seulement deux pour la RDC, aucune cadrée. Mais les hommes de Sébastien Desabre restaient debout, accrochés à l’espoir d’un contre ou d’un exploit individuel. Au retour des vestiaires, les Léopards ont tenté de sortir davantage de leur camp sans parvenir à véritablement inquiéter la défense sud-américaine. La pression colombienne, elle, ne s’est jamais relâchée.

Et ce qui devait arriver arriva à la 76e minute. Sur une nouvelle offensive des Cafeteros, Daniel Muñoz trouva finalement l’ouverture et fit exploser de joie tout un stade. Un but qui récompensait la domination colombienne et mettait fin au courageux combat des Congolais. Malgré la défaite, la RDC quitte cette rencontre avec des motifs de satisfaction. Face à l’une des nations les plus techniques du tournoi, les Léopards ont démontré une capacité de résistance remarquable et ont confirmé leur progression sur la scène internationale.
Si le résultat est cruel, le message envoyé au monde du football reste fort : cette équipe congolaise n’abandonne jamais. Pendant 76 minutes, elle a tenu tête à l’un des favoris du groupe. Et même battus, les hommes de Sébastien Desabre continuent de prouver que, dans ce Mondial 2026, l’impossible n’est décidément pas congolais.
Junior Kulele


