Le gouvernement congolais veut mettre un terme aux privilèges indus sur les routes. Dans un rappel ferme adressé aux services de sécurité, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, confirme l’interdiction définitive des gyrophares, des sirènes, des feux multicolores, des escortes policières ou militaires ainsi que des plaques d’immatriculation dissimulées pour les autorités civiles et toute personne non habilitée.
Fini les cortèges improvisés, les passages forcés et les véhicules circulant sous protection policière sans fondement légal. Le gouvernement de la République démocratique du Congo entend remettre de l’ordre sur les routes et restaurer le respect du Code de la route. Les responsables de la Police nationale congolaise (PNC), les gouverneurs de province ainsi que les différents services de sécurité sont instruits d’appliquer sans exception cette mesure sur toute l’étendue du territoire national.
Le document rappelle que cette décision, prise une première fois en décembre 2025, est permanente et doit désormais être exécutée avec la plus grande rigueur. Les autorités concernées sont, en outre, appelées à faire régulièrement rapport sur sa mise en œuvre. La mesure vise également les véhicules circulant avec des plaques d’immatriculation bâchées, masquées ou volontairement dissimulées.
Cette pratique, souvent dénoncée par les usagers de la route, est désormais formellement proscrite afin de faciliter l’identification des véhicules et de renforcer les contrôles. À travers ce durcissement, le gouvernement veut mettre fin à l’usage abusif d’équipements réservés aux institutions et aux services habilités. L’objectif affiché est de renforcer la discipline routière, de garantir l’égalité des citoyens devant la loi et de lutter contre le sentiment d’impunité qui entourait certains déplacements officiels.
Cette décision pourrait modifier sensiblement les habitudes de circulation dans les grandes villes, notamment à Kinshasa, où les escortes, les gyrophares et les sirènes étaient régulièrement utilisés par des personnalités civiles, parfois en dehors de tout cadre légal. Reste désormais à voir si les services chargés de son application feront respecter cette interdiction avec la même rigueur, quel que soit le rang ou la qualité des contrevenants.
Cette version met davantage l’accent sur les enjeux de gouvernance, d’égalité devant la loi et sur l’impact concret de la mesure pour les usagers de la route, tout en conservant un ton journalistique équilibré.
La rédaction de b-onetv.cd


