Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a plaidé, jeudi 16 juillet à Luanda, en Angola, pour un ordre international fondé sur le respect du droit, la cohérence dans l’application des principes internationaux et une implication accrue de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.

S’exprimant lors du troisième chapitre de l’initiative mondiale « Un appel à la paix, à la fin des guerres et au respect du droit international », organisée par l’Alliance des civilisations des Nations unies (UNAOC), le chef de l’État congolais a dénoncé une application sélective du droit international. « Nous ne pouvons pas bâtir un ordre international stable sur des principes appliqués à géométrie variable. Nous ne pouvons pas invoquer la souveraineté dans certaines crises et la relativiser dans d’autres », a déclaré Félix Tshisekedi, estimant que la paix durable exige « de la cohérence, de la justice et de l’universalité du droit ».
Évoquant la situation dans l’est de la RDC, le président congolais a rappelé que son pays continue de faire face à l’activisme des groupes armés, aux déplacements massifs de populations, aux violations des droits humains et aux atteintes à son intégrité territoriale. Il a qualifié cette crise de « test pour l’Afrique et la communauté internationale ».
Tout en réaffirmant l’engagement de Kinshasa en faveur des processus de paix de Washington et de Doha, Félix Tshisekedi a insisté sur le fait qu’une paix durable ne pouvait se limiter à des engagements diplomatiques.« La paix ne peut pas rester une promesse suspendue. Elle doit être vérifiable sur le terrain, restaurer l’autorité de l’État, protéger les populations civiles et permettre le retour des déplacés », a-t-il souligné.
Le chef de l’État a également appelé la communauté internationale à défendre le droit international « avec constance, sans sélectivité et sans complaisance », tout en exhortant les États à lutter contre les soutiens aux groupes armés, les ingérences étrangères et les circuits économiques qui alimentent les conflits.
Cette intervention intervient alors que, malgré les Accords de Washington et les négociations menées à Doha, la situation sécuritaire continue de se détériorer dans l’est de la RDC. Les engagements pris par les différentes parties peinent toujours à être appliqués, tandis que les efforts diplomatiques n’ont pas encore permis d’obtenir une désescalade durable sur le terrain.
JK


