Après plusieurs semaines marquées par une forte mortalité, un vent d’espoir souffle sur Mongwalu, dans le territoire de Djugu (Ituri). Les autorités sanitaires observent une baisse des décès liés à la maladie à virus Ebola dans cette commune située à 85 kilomètres au nord de Bunia, l’un des principaux épicentres de l’épidémie.
Cette amélioration est attribuée à une implication croissante des communautés locales dans l’application des mesures de prévention. Dans le centre de Mongwalu, les dispositifs de lavage des mains se multiplient devant les commerces, les marchés et les autres lieux publics, tandis que les grands rassemblements se font de plus en plus rares. Cette mobilisation collective témoigne d’une prise de conscience après les nombreuses pertes enregistrées, notamment dans les quartiers Shuni 1 et Shuni 2 au début de la flambée.
Selon les équipes médicales, aucun accroissement des décès n’a été constaté depuis plus d’une semaine, ni au centre de traitement Ebola ni au sein de la communauté. Une évolution encourageante qui laisse entrevoir un ralentissement de la transmission dans le centre urbain. Cependant, cette accalmie ne masque pas les difficultés persistantes dans les localités environnantes. À la périphérie de Mongwalu, des cas suspects et des décès communautaires continuent d’être signalés.
Les équipes de riposte se heurtent au mauvais état des routes, qui limite leur accès à plusieurs villages, mais aussi à l’insécurité provoquée par la présence de groupes armés. La situation demeure particulièrement préoccupante dans la zone de santé de Damas, où certains habitants restent réticents aux interventions sanitaires. Les inquiétudes concernent également le quartier Sayo et plusieurs villages voisins, où les opérations de sensibilisation et de prise en charge sont freinées par le contexte sécuritaire.
Des discussions sont néanmoins engagées afin d’obtenir la collaboration des groupes armés et de faciliter les actions de lutte contre Ebola. Les structures sanitaires de Mongwalu continuent également d’accueillir des patients en provenance de la zone de santé de Kilo, située à une trentaine de kilomètres, preuve que le virus circule encore dans plusieurs secteurs de l’Ituri.
Face à cette situation contrastée, les autorités sanitaires appellent la population à ne pas relâcher les efforts. Elles insistent sur le respect rigoureux des mesures barrières, la déclaration rapide des cas suspects et la collaboration avec les équipes de riposte afin de consolider les progrès enregistrés et de freiner durablement la propagation de l’épidémie.
La rédaction de b-onetv.cd


