Le procès opposant l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, à la justice congolaise a connu un nouveau rebondissement ce lundi. En pleine audience devant la Cour de cassation, l’ancien garde des Sceaux a quitté la salle, dénonçant ce qu’il qualifie de graves irrégularités dans la procédure engagée contre lui.
Face aux juges, Constant Mutamba a affirmé que sa citation à comparaître comportait des « fausses mentions » qui, selon lui, auraient été ajoutées par les greffiers. Il estime que ces modifications portent atteinte à la régularité de la procédure et remettent en cause les garanties d’un procès équitable.
L’ancien ministre a également dénoncé le refus du tribunal de grande instance de la Gombe d’enregistrer la plainte qu’il dit avoir déposée contre un greffier impliqué dans cette affaire. À ses yeux, cette décision traduit une volonté de l’empêcher d’obtenir réparation et de faire valoir ses droits devant la justice.
Autre grief soulevé par Constant Mutamba : le refus qui lui aurait été opposé de présenter des exceptions de procédure, une étape pourtant essentielle pour contester la régularité des poursuites avant l’examen du fond du dossier. Estimant que les conditions d’un procès juste n’étaient plus réunies, l’ancien ministre a choisi de quitter l’audience.
Dans une déclaration au ton particulièrement solennel, il a affirmé préférer « boire la ciguë comme Socrate » plutôt que de poursuivre une procédure qu’il considère comme entachée d’irrégularités. Cette référence au philosophe grec, condamné à mort après un procès controversé, traduit la conviction de Constant Mutamba d’être confronté à une justice qu’il juge inéquitable.
Ce nouvel épisode intervient dans le cadre du dossier FRIVAO, dont l’évolution continue de retenir l’attention de l’opinion publique. Reste à savoir quelles seront les suites judiciaires de cette audience marquée par le départ spectaculaire de l’ancien ministre et les accusations qu’il porte contre le déroulement de la procédure.
La rédaction de b-onetv.cd


