Les autorités américaines mettent fin à une polémique qui s’est largement propagée sur les réseaux sociaux. L’ambassade des États-Unis en République démocratique du Congo a formellement démenti les informations faisant état d’une prétendue obligation pour les ressortissants congolais de verser une caution de 20 000 dollars américains avant l’obtention d’un visa.
Dans une mise au point transmise à la presse, la représentation diplomatique américaine affirme que cette information est erronée et invite le public à se référer uniquement aux communications officielles. « Contrairement aux informations qui circulent, les États-Unis ne demandent pas 20 000 dollars comme caution à tous les citoyens de la RDC demandeurs de visa américain », précise l’ambassade.
Cette clarification intervient alors que plusieurs publications laissaient croire que la République démocratique du Congo figurait parmi les pays concernés par un nouveau dispositif de caution destiné à certaines catégories de voyageurs sollicitant un visa de tourisme ou d’affaires (B1/B2). Or, selon les informations publiées par le Département d’État américain, la RDC ne fait pas partie de la liste des États visés par ce programme pilote.
Celui-ci concerne uniquement certains ressortissants de plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, notamment l’Angola, le Burundi, le Gabon, le Bangladesh ou encore le Venezuela. Pour les pays concernés, une garantie financière peut être exigée au cas par cas, sous réserve que le demandeur remplisse les conditions d’éligibilité au visa.
Le montant de cette caution n’est d’ailleurs pas uniforme. Il est fixé à 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars américains, en fonction de l’évaluation du dossier effectuée lors de l’entretien consulaire. Le Département d’État précise que la décision est prise individuellement au moment de l’entretien de visa et ne constitue en aucun cas une exigence généralisée applicable à tous les demandeurs.
Par cette mise au point, l’ambassade des États-Unis à Kinshasa entend dissiper les fausses informations ayant suscité de nombreuses inquiétudes au sein de l’opinion congolaise et rappelle que les procédures officielles de délivrance des visas demeurent accessibles à travers les canaux de communication du gouvernement américain.
La rédaction de b-onetv.cd


