L’organisation d’un dialogue national inclusif à Kinshasa bute déjà sur la question centrale de la participation de l’ancien président Joseph Kabila. Pour une opposition emmenée notamment par Martin Fayulu, ces assises n’auront de sens que si l’ancien chef d’État et les figures de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) y prennent part, afin d’amener tous les acteurs clés de la crise à s’expliquer directement devant la nation.
À l’opposé, le gouvernement fixe une ligne rouge absolue en refusant d’associer des personnalités liées à des groupes armés ou à la déstabilisation de l’Est, excluant d’offrir toute tribune politique à la rébellion. De leur côté, les fidèles de Joseph Kabila et la famille politique du Front Commun pour le Congo (FCC) posent leurs propres conditions préalables, exigeant l’abandon de tout projet de révision constitutionnelle ainsi que la mise en place d’une médiation internationale neutre.
Alors que le président Félix Tshisekedi s’apprête à préciser le cadre et les objectifs de ces consultations, la présence de son prédécesseur s’impose désormais comme le premier test de crédibilité et le principal point de blocage du processus.
Danny Ngubaa


