L’épidémie d’Ebola continue de gagner du terrain en République démocratique du Congo. Selon les données arrêtées au 6 septembre, 6 686 cas cumulés ont été enregistrés dans six provinces, avec 3 226 décès et seulement 1 563 guérisons. Un bilan qui traduit une crise sanitaire d’une ampleur exceptionnelle. Le chiffre est lourd : 6 686 cas enregistrés et 3 226 décès, soit un taux de létalité de 48,3 %.
En clair, près d’un malade sur deux décède de la maladie. L’épidémie a désormais touché 61 zones de santé dans six provinces du pays. Face à cette progression, la question n’est plus seulement celle du nombre de cas, mais celle de la capacité du système de santé à tenir dans la durée. Le rapport du Task-force présidentiel sur l’évolution de l’épidémie fait également état de 819 patients actuellement pris en charge, tandis que 1 563 personnes ont été déclarées guéries.
Ces chiffres témoignent à la fois de l’ampleur de la circulation du virus et des efforts déployés pour sauver des vies. Pour répondre à la crise, des milliers de professionnels de santé ont été formés et mobilisés. Mais cette mobilisation ne suffit pas à elle seule. L’Organisation mondiale de la santé alerte sur plusieurs difficultés persistantes : manque de personnel, insuffisance de financements et nombre limité de places dans les centres de traitement.
Le défi est donc double : contenir la transmission tout en garantissant une prise en charge rapide des personnes infectées. Chaque retard dans le diagnostic, chaque malade non pris en charge à temps et chaque structure débordée peut favoriser de nouvelles contaminations. Avec 6 686 cas, la RDC se trouve désormais à quelques centaines de cas seulement du seuil symbolique des 7 000.
Mais derrière ce chiffre se trouvent surtout des milliers de familles touchées par la maladie et des communautés confrontées à une crise sanitaire prolongée. L’urgence est désormais de renforcer les capacités de traitement, maintenir la surveillance épidémiologique et assurer les ressources nécessaires aux équipes déployées sur le terrain.
Ebola ne se mesure donc plus uniquement en chiffres. Le véritable enjeu est désormais de savoir si la riposte disposera des moyens nécessaires pour inverser durablement la courbe avant que l’épidémie ne franchisse un nouveau seuil.
La rédaction de b-onetv.cd


