Son vélo s’était arrêté. Pas son rêve. Miguel Masaisai venait pourtant de connaître une simple panne mécanique sur la route de son immense périple. Pour poursuivre son voyage, il avait pris place à bord d’un taxi afin de rejoindre un endroit où son vélo pouvait être réparé. C’est au cours de ce déplacement que son destin a basculé.
Selon des sources locales au Congo-Brazzaville, le jeune cycliste congolais a perdu la vie vendredi dans un accident de la circulation à Kabos, à environ 9 kilomètres de Ntam, non loin de la frontière avec le Cameroun. Miguel Masaisai voyageait dans le cadre de son initiative « Pedals for Peace », un périple qui devait le conduire de Goma à Rabat, au Maroc, avec l’ambition de parcourir près de 14 000 kilomètres et de porter, au fil des frontières, un message de paix.
Mais sur cette route, une panne de vélo est venue interrompre momentanément son aventure. Le jeune homme aurait alors sollicité l’aide d’un conducteur de taxi pour rejoindre un lieu où son deux-roues pouvait être réparé. Le véhicule transportait également deux autres passagers. C’est précisément durant ce trajet que l’accident s’est produit.
Selon les mêmes sources locales, les quatre occupants du taxi, dont Miguel Masaisai et le chauffeur, ont tous perdu la vie. Un drame brutal qui transforme une étape technique du voyage en dernière étape de son parcours. Les circonstances exactes de l’accident restent toutefois à établir. Les informations disponibles reposent, à ce stade, sur des sources locales et pourraient être précisées par les autorités compétentes.
Le corps de Miguel Masaisai serait conservé à la morgue de Ouesso, dans l’attente des dispositions qui seront prises par sa famille et les autorités congolaises. Il était parti de Goma avec une bicyclette, un itinéraire immense et une idée simple : faire de chaque coup de pédale un message de paix. Son vélo s’est immobilisé loin de son point d’arrivée. Lui aussi.
Mais « Pedals for Peace » laisse derrière lui une histoire qui dépasse désormais la performance sportive : celle d’un jeune Congolais qui avait choisi les kilomètres, les frontières et la route pour porter un idéal de paix à travers l’Afrique.
JK


