La protection sociale franchit un nouveau cap à la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo. Sous l’impulsion de son président, Dieudonné Kamuleta Badibanga, la haute juridiction vient de se doter d’une convention d’abonnement médical couvrant ses juges, ses agents ainsi que leurs dépendants. Conclu avec l’Hôpital Biamba Marie Mutombo, cet accord, soutenu par les ministères du Budget et de la Santé, constitue une première dans l’histoire de l’institution.

La justice ne se rend pas seulement dans les prétoires. Elle se construit aussi dans les conditions de vie de celles et ceux qui la servent. C’est dans cette perspective que s’inscrit cette initiative, présentée vendredi 9 octobre au siège de la Cour constitutionnelle, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.
Autour de Dieudonné Kamuleta Badibanga, également président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), plusieurs personnalités ont pris part à la cérémonie, notamment les juges Christian Jalar Yuma, Aristide Kahindo et Marthe Odio, ainsi que des membres de son cabinet. L’Hôpital Biamba Marie Mutombo était représenté par son administrateur délégué, Maître Mpoy Louman. Des représentants du vice-Premier ministre chargé du Budget et du ministre de la Santé ont également assisté à l’événement.
Le moment fort de la rencontre a été l’échange solennel des exemplaires de la convention entre le président de la haute juridiction et le responsable de l’établissement hospitalier. Au-delà de la signature, cet acte ouvre la voie à une prise en charge médicale élargie, qui ne se limite plus aux magistrats et aux agents, mais s’étend également à leurs familles.

Cette convention s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre progressive de la politique nationale de santé et de l’engagement de la RDC en faveur de la couverture santé universelle. L’objectif affiché est de favoriser un accès plus équitable à des soins de qualité et de garantir aux agents des institutions publiques, ainsi qu’aux personnes assimilées, une prise en charge médicale adéquate et continue.
Prenant la parole à cette occasion, Dieudonné Kamuleta Badibanga a rappelé le lien étroit entre le bien-être social des collaborateurs et leur rendement professionnel. Pour lui, un personnel évoluant dans des conditions de travail appropriées est davantage en mesure de donner le meilleur de lui-même au service de l’institution.
Le président de la Cour constitutionnelle a, dans cette optique, appelé les différentes parties prenantes à assumer pleinement leurs responsabilités afin que les engagements pris se traduisent en prestations médicales effectives. De la convention à la réalité des soins, l’enjeu sera désormais de garantir la mise en œuvre concrète de cet accord, au bénéfice de l’ensemble des personnes couvertes.

En consacrant cette avancée, la Cour constitutionnelle inscrit la protection sanitaire de ses membres et de leurs dépendants parmi les leviers de son fonctionnement institutionnel. Une démarche qui rappelle qu’au-delà de la mission de dire le droit, la solidité d’une institution repose aussi sur l’attention accordée aux femmes et aux hommes qui la font vivre.
Félix Matudi


