La France exprime sa préoccupation face à la recomposition des mouvements armés dans l’Est de la République démocratique du Congo. Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, mardi 13 octobre, son représentant permanent, Jérôme Bonnafont, a rappelé l’impératif de respecter l’intégrité territoriale de la RDC et d’accélérer les efforts de paix, dans un contexte marqué par la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), dirigé par Joseph Kabila.
Sans citer explicitement cette nouvelle structure politico-militaire annoncée à Goma le 12 octobre, le diplomate français a mis en garde contre les risques liés à la restructuration des mouvements armés. « Nous restons attentifs aux récents développements marqués par la restructuration de mouvements armés aux revendications internes et rappelons la nécessité du strict respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC », a-t-il déclaré.
Paris a également souligné que la persistance des violences dans l’Est menace aussi bien les populations civiles que la stabilité de la région des Grands Lacs. Le diplomate a appelé à poursuivre les efforts collectifs pour mettre fin aux hostilités et réduire l’écart entre les engagements pris dans les processus de paix et la réalité sur le terrain.
Cette déclaration intervient après la création du FRN, dont Joseph Kabila assure la présidence, avec notamment Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa comme vice-présidents. Emmanuel Sultani Makenga conserve la direction de l’état-major général de la branche armée.
La nouvelle organisation intervient dans un contexte où des rapports d’experts de l’ONU avaient déjà évoqué les liens entre l’ancien président congolais et l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon ces rapports. Face à cette recomposition politico-militaire, Paris réaffirme ainsi une double exigence : préserver la souveraineté de la RDC et faire avancer les initiatives diplomatiques pour mettre un terme aux violences dans l’Est du pays.
La rédaction de b-onetv.cd


