Kinshasa se réveille dans l’incertitude. La grève annoncée par plusieurs associations de chauffeurs pour ce lundi et mardi pourrait perturber la circulation et compliquer les déplacements dans une capitale déjà confrontée à d’importantes difficultés de mobilité. Mais à quelques heures du début du mouvement, l’absence de position commune entre les organisations empêche de prédire l’ampleur de la mobilisation.
À l’origine de cette menace de grève, plusieurs revendications, notamment le manque de transparence dans la perception et la gestion des taxes de stationnement, l’insuffisance de parkings aménagés ainsi que la question des tarifs de transport. Les chauffeurs réclament des éclaircissements sur les prélèvements qui leur sont imposés et des mesures concrètes pour améliorer leurs conditions de travail.
Toutefois, toutes les organisations ne partagent pas la même stratégie. Tandis que certaines maintiennent leur mot d’ordre pour les 19 et 20 octobre, une autre annonce le report du mouvement afin de privilégier les discussions avec les autorités. Cette divergence entretient le flou sur la participation effective des conducteurs et sur les conséquences pour les usagers. Des perturbations restent possibles, mais rien ne permet, à ce stade, d’affirmer que Kinshasa sera totalement paralysée.
Pour les autorités, l’enjeu est désormais d’éviter que ce bras de fer ne se transforme en nouvelle épreuve pour les habitants. Dans une ville où le transport en commun constitue un maillon essentiel de la vie quotidienne, le dialogue apparaît comme la voie la plus urgente pour rapprocher les positions. Entre maintien du mot d’ordre et volonté de négociation, les prochaines heures seront déterminantes pour savoir si les routes de Kinshasa seront réellement au ralenti.
La rédaction de b-onetv.cd


