L’accord de paix récemment signé à Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda continue de faire réagir la classe politique congolaise. Parmi les premières voix à s’exprimer, celle de Moïse Katumbi, président du parti Ensemble pour la République, qui a salué l’implication personnelle du président américain Donald Trump dans la médiation ayant permis la conclusion de cet accord.
Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), l’opposant congolais a exprimé son optimisme : « Je salue le président Donald Trump, dont les efforts de médiation ont permis la signature, à Washington, de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Cet accord ouvre enfin une lueur d’espoir pour l’Est de notre pays, longtemps meurtri. »
Moïse Katumbi a également insisté sur le fait que la paix durable ne peut être imposée par la force, mais doit se construire sur les bases du dialogue, de la justice et de la bonne gouvernance. « C’est ce combat que nous avons toujours mené et que nous continuerons à porter avec conviction », a-t-il affirmé.
Dans le même message, l’ancien gouverneur du Katanga n’a pas manqué de critiquer sévèrement les autorités en place. Il accuse le pouvoir de se servir du climat d’insécurité pour restreindre les libertés, faire taire les voix critiques, persécuter les journalistes, l’opposition et procéder à des arrestations arbitraires. « Que la fin de cette guerre nous ramène également un véritable État de droit et démocratique », a-t-il souhaité.
Pour Moïse Katumbi, la signature de cet accord, qui pourrait mettre fin à un conflit de plus de trente ans dans la région des Grands Lacs, supprime désormais toute excuse au régime en place pour ne pas répondre efficacement aux besoins urgents de la population dans des secteurs clés comme l’éducation, la santé, la sécurité et l’emploi.
Cet accord est perçu par beaucoup comme une avancée majeure, bien que fragile, vers la stabilité régionale et la réconciliation. La communauté internationale reste néanmoins attentive à sa mise en œuvre effective sur le terrain.
Emille Kayomba


