Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete a rendu, dans la soirée du mardi 10 juin, son verdict dans le procès sur le meurtre de Kabasele Wampanga, militant de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). L’affaire, jugée en matière de flagrance, s’est conclue par une décision partagée, marquant un tournant important dans cette affaire qui a profondément secoué l’opinion publique.
Dans son dispositif, le tribunal a déclaré non établie, en fait comme en droit, l’infraction de meurtre à l’encontre de deux prévenus : Alomba Alomba Laurent et Mutombo Powa. Ces derniers ont été acquittés purement et simplement. En revanche, la même juridiction a reconnu coupables neuf autres prévenus, estimant que les charges de meurtre pesant contre eux étaient fondées. Ces neuf accusés ont été condamnés à la peine capitale. Le tribunal a également ordonné leur arrestation immédiate.
En plus de la condamnation pénale, le tribunal a statué sur les intérêts civils. Il a ainsi ordonné que les condamnés versent la somme de 200 000 dollars américains à titre de dommages-intérêts à la partie civile, représentée par Kwambidi Ngalula Marthe, ainsi que la restitution de plusieurs effets personnels appartenant à la victime, dont des cartes bancaires.
Ce procès a aussi été marqué par le retrait d’une des parties civiles. Cette dernière, qui s’est désistée au cours de la procédure, a déclaré avoir déposé une plainte au Parquet général près la Cour de cassation contre Augustin Kabuya, actuel secrétaire général de l’UDPS, l’accusant d’être le commanditaire présumé du meurtre de Kabasele Wampanga.
Cette nouvelle accusation, si elle est prise en considération par les autorités judiciaires compétentes, pourrait ouvrir une autre phase de l’enquête, cette fois à un niveau politique plus élevé.
La rédaction de b-onetv.cd


