Le gouvernement de la République est appelé à s’approprier mais aussi appuyer les actions menées dans le cadre du front judiciaire international face à l’agression Rwandaise à travers le M23, à la base des crimes graves et violations de droits de l’homme international et du droit international humanitaire dans l’Est de la RDC. Selon le Porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya dans son compte-rendu, l’appel est du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, contenu dans sa communication lors du conseil des ministres de ce vendredi 03 novembre 2023.
Au delà des fronts militaire et diplomatique auxquels le pays est engagé, le président de la République a rappelé les actions menées dans le cadre du front judiciaire. Il y a « la note d’information de la Ministre d’Etat, ministre de la justice et garde de sceaux, lors du 2e conseil des ministres du mois d’octobre 2023, avait fait état des différentes actions et de l’état de procédures, au nombre dequel : le dépôt en mai 2023, au bureau du procureur de la Cour pénale Internationale, de la plainte pour laquelle la cour a déjà constitué la chambre préliminaire devant l’examiner; la saisine en août 2023 de la Cour africaine de droits de l’homme et le peuple en rapport avec les violations graves et massives des droits de l’homme commise par le Rwanda et ses supplétifs avec une demande de l’examen de la requête en procédure d’urgence; la saisine en septembre 2023 de la Cour de justice de l’Afrique de l’Est avec les demandes des mesures conservatoires, tendant à obtenir la cessation des faits illicites par le Rwanda sur notre territoire, » a cité le Ministre de la communication et médias Patrick Muyaya.
Ainsi, le président Tshisekedi a chargé le premier ministre de coordonner, sans délai, avec les ministères des affaires étrangères, de la justice et garde de sceaux, budget et finances, l’appui nécessaire du gouvernement afin de répondre aux exigences que requiert cet engagement. Pour le chef de l’Etat congolais, l’ensemble de ces crimes graves commis par le Rwanda et ses supplétifs ne resteront pas impunis et que leurs auteurs ne pourront jamais trouver de sanctuaire encore moins d’excuses pour répondre de leur responsabilité.
Emille Kayomba


