Face à la détérioration de la situation sécuritaire à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et l’invasion du territoire national par le Rwanda via le M23, l’Assemblée nationale a interpellé cinq membres du gouvernement. Ces derniers ont été auditionnés ce mercredi 26 février 2025 par la Commission Défense et Sécurité.

Les ministres concernés sont : Jacquemain Shabani Lukoo, Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité ; Guy Kabombo Mwadiavimta, Vice-Premier Ministre en charge de la Défense nationale ; Thérèse Kayikwamba Wagner, Ministre des Affaires étrangères ; Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, Ministre des Finances ; Elysé Bokumwana Maposo, Ministre du Budget.
L’objectif de cette série d’auditions, qui se poursuivra jusqu’au 1er mars 2025, est de comprendre la réalité sur le terrain, aussi bien sur les fronts militaire, diplomatique, financier que budgétaire. Les députés ont notamment demandé des explications sur la progression du M23, la réaction des FARDC, les moyens mis en place pour contrer l’agression, ainsi que les actions diplomatiques et économiques entreprises contre le Rwanda et ses alliés.

Lors de leur audition, les ministres concernés ont sollicité un délai de 48 heures afin de fournir des réponses détaillées et précises. La Commission Défense et Sécurité a accepté cette demande, tout en insistant sur l’urgence et la gravité de la situation. « Le peuple congolais attend des explications concrètes. Nous devons savoir où nous en sommes et quelles mesures sont prises pour protéger notre souveraineté », a déclaré un député membre de la commission.
Ces auditions pourraient aboutir à des recommandations fortes du Parlement en matière de sécurité nationale, de mobilisation des ressources financières et de stratégies diplomatiques. À l’approche de la plénière du 1er mars, plusieurs députés réclament déjà une position plus ferme du gouvernement vis-à-vis du Rwanda, allant jusqu’à envisager des sanctions économiques et la suspension de certaines coopérations internationales.

L’Assemblée nationale devrait rendre ses premières conclusions dans les prochains jours, alors que la pression monte sur Kinshasa pour apporter une réponse efficace à cette agression.
La rédaction de b-onetv.cd


