Les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du M23 se poursuivent ce jeudi 13 février 2025 sur plusieurs fronts, notamment dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu) et dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu). La situation demeure tendue, avec des tirs d’armes lourdes et légères signalés dans plusieurs localités.
Escalade des combats à Kalehe et Kabare (Sud-Kivu)
Depuis la veille, les rebelles du M23 ont pris le contrôle de Kalehe-centre, progressant vers Chofi, à cinq kilomètres de là. Ce jeudi matin, les combats se sont déplacés vers le village Luzira, situé à environ 30 minutes de Kabamba. Des affrontements ont également été rapportés dans la localité de Kasheke, proche de Kabamba, dans le territoire de Kabare.
Selon des sources locales, la population est terrée chez elle, craignant les violences. Un acteur de la société civile, resté sur place malgré l’intensité des combats, a lancé un appel aux FARDC et à leurs alliés burundais pour renforcer la défense et stopper l’avancée des rebelles. Ces derniers viseraient l’aéroport de Kavumu, situé à environ 35 kilomètres du front et considéré comme un point stratégique pour le contrôle de la région.
Tensions accrues à Lubero (Nord-Kivu)
Pendant ce temps, dans le territoire de Lubero, les combats entre les FARDC et le M23, soutenu par le Rwanda, se poursuivent pour la troisième journée consécutive. Selon des sources à Ndoluma, base arrière de l’armée congolaise, les affrontements se concentrent autour de la localité de Kivisire, à une dizaine de kilomètres de Mambasa, sur l’axe Bingi. Des détonations d’armes lourdes ont été entendues à Ndoluma, témoignant de l’intensité des combats.
Dans un communiqué publié mercredi 12 février, le gouvernement congolais a confirmé la reprise des hostilités sur ce front, précisant que les positions de l’armée avaient été attaquées la veille à Tshulo et Kanyambi. Le bilan provisoire fait état de 14 morts. Pour l’instant, les affrontements n’ont pas encore atteint la route nationale. L’armée congolaise contrôle toujours Mambasa, tandis que les rebelles du M23 occupent Alimbongo, où les forces en présence continuent de s’observer.
Une situation sécuritaire préoccupante
La recrudescence des combats dans ces deux provinces stratégiques de l’est de la RDC accentue la pression sur les forces congolaises et leurs alliés. Alors que les populations locales fuient les zones de combat, l’inquiétude grandit quant à la capacité de l’armée à contenir l’avancée des rebelles.
Le gouvernement congolais, qui a récemment saisi la Cour africaine des droits de l’homme contre le Rwanda pour son soutien présumé au M23, pourrait intensifier ses actions diplomatiques dans les jours à venir pour obtenir un appui international face à cette nouvelle escalade.
La rédaction de b-onetv.cd


