Kinshasa sous pression. Derrière les étiquettes de luxe, une réalité bien moins raffinée. Whisky, vins et champagnes… contrefaits. Un trafic discret mais dangereux, désormais dans le viseur des autorités. Samedi, la Police judiciaire de la RDC, à travers sa Direction des stupéfiants, a frappé fort. Près de 4 000 bouteilles d’alcools falsifiés ont été saisies lors d’une opération d’envergure menée dans la capitale.

À la manœuvre, le général Polydor Omokoko, qui a personnellement supervisé ce coup de filet. Une intervention ciblée, méthodique, visant à démanteler un réseau qui alimente les circuits de consommation avec des produits à haut risque pour la santé publique. Car derrière ces bouteilles, souvent indiscernables des originales, se cache un danger réel : substances douteuses, compositions incontrôlées, et parfois toxiques.
Un cocktail explosif pour les consommateurs, souvent piégés par l’apparence. Cette saisie massive révèle l’ampleur d’un phénomène en pleine expansion à Kinshasa, où le marché parallèle des boissons alcoolisées gagne du terrain, porté par la fraude et l’appât du gain. Les autorités promettent de poursuivre les opérations et de remonter les filières. Objectif : assainir le secteur et protéger les consommateurs. À Kinshasa, le message est désormais clair : derrière le luxe apparent, la fraude ne passera plus.
La rédaction de b-onetv.cd


