Le tour est venu pour Jacques Djoli Eseng’Ekeli, rapporteur de l’Assemblée nationale et cadre de l’ANB, de s’expliquer devant la commission spéciale temporaire. Convoqué ce jeudi, l’élu a présenté ses moyens de défense dans le cadre des pétitions visant cinq membres du bureau de la chambre basse.

Ces pétitions, signées par plusieurs députés nationaux, dénoncent notamment « une gestion opaque » des affaires internes de l’Assemblée nationale. Un grief qui, selon ses initiateurs, justifie la destitution de certains membres du bureau. À la sortie de son audition, le professeur Djoli a choisi de garder le silence face aux médias, préférant attendre la fin du processus :
« Respectons la procédure jusqu’au bout », a-t-il simplement glissé, sans plus de détails.
La commission a prévu un calendrier précis pour entendre les autres membres du bureau visés : la rapporteure adjointe Dominique Munongo, le questeur Shimeni Poli Poli et la questeur adjointe Grâce Nehema. Si l’initiative est couverte du vernis démocratique, elle n’en demeure pas moins explosive. Beaucoup craignent qu’elle ne fragilise davantage l’Union sacrée, déjà traversée par des tensions et des rivalités internes.
C.I.M


