À quelques semaines de la rentrée scolaire 2025-2026, les enseignants de la ville de Beni haussent le ton. Réunis le 25 juillet à l’Institut Bungulu, ils ont adressé un préavis de grève, conditionnant leur retour en classe à l’application effective des accords conclus à Bibwa avec le gouvernement congolais.
Selon Katembo Sikuli, porte-parole de l’intersyndicale des enseignants de Beni, cette décision fait suite à l’inaction persistante des autorités, accusées de n’avoir respecté aucune des promesses faites lors des négociations antérieures. « Si rien n’est fait avant la rentrée, nous n’aurons d’autre choix que de paralyser à nouveau les cours », a-t-il averti.
Lors de cette rencontre, les participants ont également dressé le bilan de l’année écoulée, marquée par de nombreuses perturbations, notamment une grève similaire en début d’année scolaire 2024-2025, qui avait retardé les enseignements pendant plusieurs semaines.
Les revendications des enseignants portent principalement sur : le paiement intégral et régulier des salaires, la mécanisation des enseignants nouvelles unités, l’amélioration des conditions de travail dans les écoles publiques.
À l’approche de la reprise des cours, la balle est désormais dans le camp du gouvernement, sommé de passer de la parole aux actes pour éviter une nouvelle crise dans le secteur éducatif, déjà fortement éprouvé par les conflits armés et les déplacements de population dans la région du Nord-Kivu.
Pascal Nduyiri – Beni, Nord-Kivu


