La Coupe d’Afrique des nations 2025 entre progressivement dans sa phase décisive. À l’issue de la phase de groupes, quatorze des seize nations qualifiées pour les huitièmes de finale sont désormais connues, dessinant peu à peu les contours d’une compétition relevée, imprévisible et passionnante.
Parmi les heureux élus figurent les poids lourds du continent : l’Algérie, le Maroc, le Sénégal, l’Égypte, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Nigeria. À leurs côtés, des outsiders solides et ambitieux comme l’Afrique du Sud, le Mali, le Burkina Faso, le Bénin, le Mozambique, le Soudan… et surtout, une République Démocratique du Congo en pleine montée en puissance.
Discrets mais efficaces, les Léopards de la RDC ont validé leur ticket pour les huitièmes de finale avec autorité. Sans bruit excessif, mais avec une organisation claire, une discipline tactique affirmée et une identité de jeu de plus en plus assumée, les hommes de Sébastien Desabre ont su répondre présents dans les moments clés.
La RDC a montré un visage équilibré : solide défensivement, capable de gérer les temps faibles, et dangereuse dans ses projections offensives. Si tout n’a pas toujours été parfait, l’essentiel est là : des résultats, de la maîtrise et un groupe uni, conscient de ses forces comme de ses axes de progression.
Ce qui frappe dans le parcours congolais, c’est cette impression d’équipe qui grandit match après match. Les automatismes se peaufinent, la confiance s’installe et la concurrence saine au sein de l’effectif pousse chacun à élever son niveau. Les cadres répondent présents, pendant que les nouveaux venus apportent fraîcheur et énergie.
Sous la houlette de Desabre, la RDC ne se contente plus de subir : elle cherche à imposer son rythme, à jouer plus haut, à presser et à se projeter avec ambition. Une évolution notable qui nourrit les espoirs des supporters. Bien sûr, la route vers le sacre est semée d’embûches. Les prétendants sont nombreux et expérimentés. Mais dans une CAN où les écarts se resserrent et où plus aucune équipe ne fait peur sur le papier, la RDC a clairement une carte à jouer.
Si les Léopards parviennent à gagner en efficacité dans les derniers mètres et à maintenir leur rigueur défensive, ils peuvent regarder plus loin que les huitièmes de finale. Leur capacité à élever le curseur dans les matchs à élimination directe pourrait faire la différence. Alors que deux dernières places restent à attribuer entre la Tunisie, l’Angola, la Tanzanie et l’Ouganda, le tableau final se précise et la compétition s’intensifie. Pour la RDC, l’heure n’est plus au simple objectif de qualification, mais à celui de croire en quelque chose de plus grand.
Portés par un collectif soudé, un encadrement stable et une ambition assumée, les Léopards avancent avec prudence, mais sans complexe. À ce stade de la CAN 2025, le rêve est encore permis. Et s’il y a bien une équipe capable de créer la surprise, ce sont peut-être eux.
Junior Kulele


