L’UNICEF a lancé une alerte sévère lundi 8 décembre, déclarant que l’épidémie de choléra en cours en République Démocratique du Congo (RDC) représente la pire crise sanitaire du genre depuis 25 ans. Ce communiqué de presse met en lumière la situation humanitaire désastreuse et l’impact particulièrement dévastateur sur les enfants du pays. L’organisation alerte sur les conséquences dévastatrices de l’épidémie, soulignant que près d’un cas sur quatre de choléra concerne un enfant.
La maladie, qui se propage principalement par l’eau et les aliments contaminés, trouve un terrain fertile dans le contexte d’insécurité et des déplacements massifs de populations, notamment dans l’est de la RDC. À la mi-octobre 2025, le pays avait déjà enregistré plus de 58 000 cas suspects de choléra et plus de 1 700 décès.
L’aggravation de l’épidémie est intrinsèquement liée à ces facteurs, couplés au manque criant d’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires adéquates, transformant les camps de déplacés en foyers majeurs de contamination. Par ailleurs, le système de santé congolais est saturé et sous-financé, peinant à gérer un afflux aussi important de cas et à garantir l’accès aux traitements essentiels.
Face à l’ampleur de cette crise, l’UNICEF lance un appel urgent à la communauté internationale pour mobiliser des ressources et un soutien immédiats. L’agence des Nations Unies pour l’enfance prévient que la perspective de financement pour 2026 semble très fragile, et sans fonds supplémentaires ni action coordonnée, de nombreuses autres vies pourraient être perdues.
Pour garantir un financement adéquat du mécanisme CATI (Mécanisme de coordination des actions en cas d’épidémie de choléra) et la continuité de la réponse, l’UNICEF aura besoin d’environ 6 millions de dollars en 2026. L’intervention de l’UNICEF se concentre sur la fourniture d’eau salubre, de kits d’hygiène, de latrines, de fournitures médicales et de soins contre le choléra dans les zones touchées, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables.
Danny Ngubaa Yambushi


