Le transfert de la capitale de la République démocratique du Congo (RDC) hors de la ville de Kinshasa a été évoqué mardi, lors du deuxième jour des travaux de la première session extraordinaire de la Conférence des présidents des assemblées provinciales congolaises. Le débat a notamment porté sur l’article 2, alinéa 3 de la Constitution, qui encadre toute éventuelle modification du statut de la capitale. Pour Paul-Gaspard Ngondankoy, député national, une telle décision ne peut être prise par les seuls représentants du peuple.
« Le transfert de la capitale hors de Kinshasa : article 2, alinéa 3. Si l’on veut changer la capitale, les représentants ne peuvent décider seuls. Il faut demander au peuple. Dans ma version initiale, j’avais proposé des conditions telles que les études préalables de viabilité économique, sociale, écologique ; choix d’une localité équidistante de toutes les provinces pour garantir l’accès égal. Aujourd’hui, Kinshasa est au sud-ouest, désavantageant certaines provinces comme le Haut-Uele par rapport au Kongo Central (…) », a déclaré Paul-Gaspard Ngondankoy.
Selon lui, toute réflexion sur un éventuel déplacement de la capitale devrait s’appuyer sur des critères objectifs, notamment la faisabilité économique, l’impact social et les considérations écologiques, afin de garantir un accès équitable à l’ensemble des provinces du pays. Cette prise de position relance un débat sensible sur l’organisation territoriale et institutionnelle de la RDC, alors que Kinshasa demeure depuis l’indépendance le centre politique et administratif du pays.
La rédaction de b-onetv.cd


