Le crash aérien survenu vendredi à Kenge, dans la province du Kwango, a fait 16 morts, selon des sources concordantes. Aucun survivant n’a été retrouvé après l’accident. Parmi les victimes figurent deux hauts responsables de la justice militaire congolaise : le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC, et le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, Premier président de la Haute Cour militaire.
L’appareil accidenté était un Let-410 de la compagnie Tracep, immatriculé 9S-GUC et basé à l’aéroport de Ndolo, à Kinshasa. Selon Tryphon Kin-kiey Mulumba, président du conseil d’administration de la Régie des voies aériennes, l’avion effectuait une rotation Ndolo-Kikwit-Ilebo avant son retour vers Kinshasa.
L’appareil transportait 16 personnes, dont quatre membres d’équipage. Il avait quitté Kikwit à 11h45 avant de s’écraser vers 13h14 à Kenge, alors qu’il se trouvait sur le trajet retour vers la capitale. Les circonstances entourant la communication entre les différents services de contrôle aérien font également l’objet d’interrogations.
Selon les informations communiquées par Tryphon Kin-kiey Mulumba, le départ de l’appareil n’aurait pas été coordonné par la station de Kikwit et la tour de contrôle de N’Djili n’aurait été informée de la situation qu’à 14h00 par l’aéroport de Ndolo.
Les deux officiers généraux se trouvaient à bord dans le cadre d’une mission officielle. Ils voyageaient avec une délégation de magistrats militaires, conformément à un ordre de mission du vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, daté du 19 août 2026 et visé le 25 septembre par le chef de la Maison militaire du chef de l’État.
Les investigations devront désormais permettre d’établir les circonstances exactes du crash, les éventuelles difficultés rencontrées par l’équipage ainsi que les conditions dans lesquelles le vol a été autorisé et suivi jusqu’à son accident à Kenge.
Une enquête technique et administrative est attendue afin de déterminer les causes de ce drame qui endeuille notamment les institutions judiciaires et militaires de la République démocratique du Congo.


