Le drame de Kenge s’alourdit. Dix-sept corps sans vie des victimes du crash d’avion survenu vendredi dans le chef-lieu du Kwango ont été transférés à Kinshasa dans la nuit de vendredi à samedi. Selon les autorités provinciales, les victimes sont composées de 13 militaires et 4 civils, dont un enfant. Elles se trouvaient à bord de l’appareil qui revenait de Kikwit, dans la province voisine du Kwilu, en direction de Kinshasa.
Une délégation de la 11ᵉ région militaire, conduite par son commandant, s’est rendue à Kenge après l’accident pour superviser les opérations. En raison de la violence de l’incendie, l’identification de la plupart des victimes reste difficile. Seul le corps du pilote aurait, à ce stade, pu être identifié.
La question de la boîte noire demeure également en suspens. Au moment du départ de l’hélicoptère militaire arrivé à Kenge vendredi soir, aucune information officielle n’avait encore été communiquée sur une éventuelle récupération de cet équipement, susceptible de fournir des éléments importants sur les circonstances de l’accident.
Le lieu du crash reste, pour sa part, placé sous haute surveillance. Les autorités provinciales indiquent vouloir préserver les éléments susceptibles d’être utiles à l’enquête. « Le site est sécurisé jusqu’à la fin des enquêtes », a expliqué le vice-gouverneur du Kwango, Rémy Saki. Le bilan initial de 13 morts communiqué vendredi s’est alourdi à 17 décès après l’intervention de la Croix-Rouge sur le site. Les équipes de secours ont procédé à la récupération des corps une fois l’incendie maîtrisé.
L’appareil transportait notamment 13 militaires, parmi lesquels deux hauts responsables de la justice militaire, décédés dans le crash. Les circonstances exactes de l’accident doivent désormais être déterminées par les enquêtes annoncées par les autorités.
La rédaction de b-onetv.cd


