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Crise sécuritaire dans l’Est de la RDC : Luanda, ultime levier diplomatique ?

4 mois ago
in Sécurité
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RDC–Angola : Tshisekedi et Lourenço se retrouvent à Luanda pour une nouvelle concertation sécuritaire
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Le déplacement de Félix Tshisekedi à Luanda, en Angola, n’aura duré que quelques heures, mais il s’inscrit dans une séquence diplomatique lourde d’enjeux. À l’initiative de son homologue angolais, João Lourenço, président en exercice de l’Union africaine, cette rencontre express visait essentiellement à revisiter les options de sortie de crise face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Pendant près de deux heures d’échanges à huis clos, les deux chefs d’État ont passé en revue l’évolution du conflit impliquant l’armée congolaise, les rebelles de l’AFC/M23 et, en toile de fond, le Rwanda, régulièrement accusé par Kinshasa de soutenir militairement cette rébellion. À l’issue de l’entretien, Félix Tshisekedi a reconnu avoir reçu de João Lourenço des propositions qu’il a qualifiées de « très intéressantes » pour la recherche d’une solution pacifique. Toutefois, la teneur exacte de ces propositions demeure, à ce stade, le secret des deux dirigeants.

Ce retour discret mais stratégique à Luanda intervient dans un contexte marqué par l’essoufflement manifeste des mécanismes diplomatiques jusque-là privilégiés, notamment les processus de Doha et de Washington. Ces cadres, censés favoriser une désescalade progressive et un règlement politique du conflit, peinent à produire des résultats concrets sur le terrain.

Dans son rapport à mi-parcours, le groupe d’experts des Nations unies pointe clairement les causes de cet enlisement. Selon ces experts, la responsabilité majeure de l’échec des pourparlers de Doha incombe aux exigences de l’AFC/M23, jugées incompatibles avec une dynamique de paix durable. Méfiance persistante entre les parties, rhétorique guerrière, accusations mutuelles de violations du cessez-le-feu : autant de facteurs qui ont fragilisé, voire paralysé, les initiatives diplomatiques en cours.

La divergence centrale reste l’interprétation de la Déclaration de Doha. Pour Kinshasa, ce texte implique sans ambiguïté le dépôt des armes par l’AFC/M23, son cantonnement et sa sortie du champ militaire. À l’inverse, la rébellion y voit un cadre politique lui garantissant reconnaissance et concessions préalables, sans désarmement immédiat. Cette lecture antagoniste a vidé progressivement le processus de sa substance.

Cet état de fait est confirmé par le Baromètre des accords de paix en Afrique, qui qualifie explicitement le processus de Doha tout comme celui de Washington d’« essoufflé ». Selon ce document de référence, le score global d’exécution des engagements n’a enregistré aucune progression en décembre 2025, traduisant un net ralentissement, voire une stagnation préoccupante. Cette situation met en lumière les limites structurelles du respect effectif des engagements pris par les parties signataires, en particulier en l’absence de mécanismes contraignants.

C’est dans ce contexte que la démarche angolaise tente de se repositionner comme un levier alternatif. Mais cette tentative n’est pas sans susciter des réactions hostiles. L’AFC/M23 a rapidement critiqué l’initiative de Luanda et a annoncé son refus de participer à toute rencontre qui s’inscrirait en dehors du cadre de Doha. La rébellion affirme rester attachée exclusivement à ce processus, malgré les constats répétés de son enlisement.

La question centrale demeure donc : quel impact réel peut avoir un retour à Luanda tant que les protagonistes ne manifestent aucun engagement tangible à respecter leurs obligations ? Les précédents invitent à la prudence. En décembre 2024 déjà, Paul Kagame ne s’était pas présenté à Luanda pour la signature d’un accord de paix, alors même que le médiateur angolais et la partie congolaise étaient présents. Cette absence avait porté un coup sévère à la crédibilité du processus.

Pendant que les initiatives diplomatiques piétinent, la situation sur le terrain continue de se dégrader. Les Forces armées de la RDC accusent l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23 de poursuivre leur progression, notamment vers Kalemie, en passant par le territoire de Fizi, dans le Sud-Kivu. Cette avancée militaire, si elle se confirmait, élargirait dangereusement le théâtre des opérations et fragiliserait davantage la stabilité régionale.

Le déplacement express de Félix Tshisekedi à Luanda apparaît ainsi comme une tentative de relancer une médiation crédible dans un environnement diplomatique saturé et affaibli. Mais sans une volonté politique claire des acteurs armés, et sans pressions régionales et internationales plus fermes, cette initiative risque de se heurter aux mêmes limites que les précédentes.

Luanda peut encore servir de cadre, mais la paix, elle, dépendra moins des lieux de négociation que de la sincérité des engagements et de leur traduction concrète sur le terrain. À défaut, la diplomatie restera en décalage avec une réalité sécuritaire qui, elle, continue de s’imposer par la force.

Junior Kulele

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