Clôturée ce dimanche à Paris, la 50ᵉ session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a marqué un tournant diplomatique significatif pour la République démocratique du Congo. Conduisant une délégation du Sénat congolais, le président de la chambre haute, Sama Lukonde, s’est félicité de l’adoption à l’unanimité d’une résolution exprimant un soutien clair à la RDC, confrontée à une grave crise sécuritaire dans sa partie orientale.
Cette résolution salue également la signature de l’accord de paix du 27 juin dernier à Washington entre Kinshasa et Kigali, considéré comme un jalon important vers la stabilité dans la région des Grands Lacs.
En marge des travaux, Sama Lukonde a signé un protocole d’accord de coopération avec le président du Sénat français. Cet engagement vise à renforcer les liens institutionnels entre les deux chambres hautes, notamment par l’échange d’expériences et la formation des cadres parlementaires. Cet accord s’inscrit dans la continuité de la visite d’une délégation du Sénat français à Kinshasa en mars dernier.
« Ce partenariat s’étendra également à des domaines sensibles comme la sécurité et la défense, qui sont aujourd’hui au cœur de nos priorités », a déclaré Sama Lukonde devant la presse.
Durant les cinq jours de travaux, la délégation congolaise s’est illustrée par sa participation active dans les commissions thématiques de l’APF. Le président du Sénat a également pris part à une rencontre de haut niveau avec le président Emmanuel Macron, en présence de plusieurs chefs d’assemblées nationales et sénatoriales de pays membres.
« Nous avons saisi cette tribune pour rappeler l’urgence humanitaire et sécuritaire à laquelle fait face l’Est de notre pays, et exhorter l’APF à s’impliquer davantage dans les processus de paix en cours », a-t-il indiqué.
Sama Lukonde s’est dit confiant quant aux acquis de cette session et a réaffirmé l’engagement de la RDC à jouer un rôle moteur au sein de l’espace francophone. « Nous sommes aujourd’hui le plus grand pays francophone du monde. Notre voix compte, et nous continuerons à la faire entendre », a-t-il martelé.
Jehovani Mulumba


