La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a participé, ce samedi 15 mars, à une réunion consultative avec ses homologues de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) à Nairobi, Kenya. Cette rencontre visait à discuter de la situation sécuritaire alarmante dans l’Est de la République démocratique du Congo, marqué par l’occupation de plusieurs zones par les rebelles du M23-AFC, soutenus par le Rwanda.
Lors de son intervention, la cheffe de la diplomatie congolaise a insisté sur la nécessité d’une feuille de route claire et assortie de délais précis pour restaurer la paix dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Elle a formulé des exigences fermes, notamment : Un cessez-le-feu inconditionnel, le retrait immédiat des RDF (Forces rwandaises) et du M23, la réouverture des aéroports de Goma et Kavumu, l’ouverture d’un corridor humanitaire pour venir en aide aux populations déplacées.
Ces revendications, relayées par le compte X du ministère des Affaires étrangères, traduisent la fermeté de Kinshasa face à l’ingérence étrangère et aux violations de sa souveraineté.
Sur le plan diplomatique, Thérèse Kayikwamba Wagner a plaidé pour une réponse régionale coordonnée et efficace, basée sur l’application : Des décisions du Sommet conjoint EAC-SADC du 8 février 2025 ; De la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui impose des sanctions et des obligations contraignantes aux parties impliquées dans le conflit. Elle a également rappelé l’urgence de leur mise en œuvre immédiate pour éviter une escalade du conflit et permettre une stabilisation durable de la région.
Depuis le début de l’incursion rwandaise, Kinshasa multiplie les efforts diplomatiques pour mobiliser la communauté internationale et les instances régionales en faveur d’une solution durable. La participation active de Thérèse Kayikwamba Wagner à cette réunion stratégique témoigne de la volonté du gouvernement congolais de ne laisser aucune place aux tergiversations dans la résolution de cette crise.
Alors que l’avenir du processus de paix reste incertain, tous les regards sont tournés vers les capitales régionales pour voir si les engagements pris aboutiront à des mesures concrètes sur le terrain.
Junior Kulele


