C’est avec une profonde tristesse que le monde médiatique congolais a appris la disparition de Pascal Amisi, figure emblématique du journalisme des années 1990, survenue ce dimanche à Rouen, en France. Ancien présentateur vedette du journal télévisé de la chaîne TKM, il laisse derrière lui le souvenir d’une voix posée, d’un ton juste et d’un professionnalisme rare qui ont marqué toute une génération de téléspectateurs.
Formé à l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information (ISTI, aujourd’hui UNISIC), Pascal Amisi incarnait cette école d’excellence journalistique congolaise où rigueur, élégance du verbe et respect de l’éthique guidaient chaque mot prononcé à l’antenne. Ses interventions sur la TKM étaient devenues, pour beaucoup, un rendez-vous de confiance, un moment où l’information avait encore un visage humain, une chaleur, une âme.
Au-delà du petit écran, Pascal Amisi s’était également investi dans la sphère institutionnelle, en tant que membre du cabinet au ministère de la Communication et des Médias, où il mit sa plume et son expérience au service de la République. Toujours discret, toujours digne, il savait conjuguer loyauté et indépendance, deux valeurs cardinales qui firent de lui une référence pour plusieurs générations de journalistes en devenir.
La nouvelle de sa mort laisse un grand vide. Un vide dans le cœur de ses proches, dans la mémoire de ses collègues, et dans cette profession qu’il a servie avec passion, humilité et humanité. Dans le silence de Rouen, loin de sa terre natale, Pascal Amisi s’est éteint, mais sa voix, elle, continuera de résonner dans le souvenir de ceux qui l’ont connu, aimé, écouté ou simplement suivi. Son nom restera gravé parmi ceux qui ont donné ses lettres de noblesse au journalisme congolais.
Junior Kulele


