Un pas significatif vers la paix en République démocratique du Congo (RDC) a été franchi à Doha, où des délégations du gouvernement congolais, de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC/M23) et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se sont réunies pour formaliser un mécanisme de libération des détenus liés au conflit dans l’Est du pays.
Au terme des discussions, les parties ont signé un document confiant au CICR le rôle d’intermédiaire neutre. L’organisation humanitaire sera chargée de l’identification, de la vérification et de la libération sécurisée des détenus détenus par les deux camps. Cette signature marque une avancée majeure dans la recherche d’une solution pacifique à un conflit qui, depuis plusieurs années, plonge les provinces de l’Est congolais dans une profonde crise sécuritaire et humanitaire.
La cérémonie de remise de ce mécanisme s’est déroulée à Doha, sous l’égide du gouvernement qatari qui joue un rôle central de médiateur dans les pourparlers de paix. Les discussions s’inscrivent dans le prolongement de l’Accord des Principes de Doha, signé en juillet dernier, qui sert désormais de feuille de route aux parties en conflit.
Habitué des missions de médiation humanitaire, le CICR renforce sa présence en RDC. L’organisation avait déjà supervisé, entre le 30 avril et le 15 mai 2024, le transfert de plus de 1 300 personnels désarmés des forces gouvernementales congolaises et de leurs familles de Goma vers Kinshasa. Avec ce nouveau mandat, le CICR s’engage à assurer un processus transparent et respectueux des règles humanitaires, afin de réinstaurer la confiance entre les belligérants.
Cet accord de libération des détenus constitue une étape importante pour favoriser la paix et réduire les tensions persistantes dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Il ouvre la voie à d’autres mesures de confiance mutuelle, alors que la situation humanitaire reste dramatique pour des millions de civils déplacés.


