Face à la progression de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle les parties engagées dans les conflits dans le nord-est du pays à observer une trêve humanitaire de six mois. L’objectif : permettre aux équipes médicales d’accéder aux populations isolées, renforcer la prise en charge des malades et interrompre les chaînes de transmission du virus Ebola de souche Bundibugyo, qui continue de circuler dans plusieurs provinces.
À l’ouverture, mardi 25 août 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, de la 76ᵉ session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, le Dr Mohamed Yakub Janabi a souligné que les moyens de riposte existent, mais que l’insécurité empêche encore les équipes sanitaires d’atteindre certaines communautés. Pour l’OMS, l’accès humanitaire est désormais l’un des principaux obstacles à la lutte contre l’épidémie. Là où les équipes de santé parviennent à intervenir, la transmission peut être rapidement freinée.
En revanche, les zones difficiles d’accès restent exposées à une propagation continue du virus. La sécurité des personnels de santé constitue également une préoccupation majeure. Au 20 août, 158 professionnels de santé avaient contracté Ebola et 45 étaient décédés, selon les données présentées par l’OMS. L’organisation sanitaire appelle ainsi les belligérants à créer les conditions nécessaires pour sécuriser les corridors humanitaires et garantir l’accès aux communautés vulnérables.
Selon le bilan publié le 21 août, la RDC comptait 5 514 cas confirmés et 2 642 décès, répartis dans 57 zones de santé. Pour l’OMS, l’urgence est désormais de gagner la course contre le virus : atteindre les populations, protéger les soignants et interrompre les chaînes de transmission avant que l’épidémie ne progresse davantage.
La rédaction de b-onetv.cd


