Dans le cadre de sa mission de réinsertion et de soutien au développement communautaire, le Service national de Kaniama Kasese a procédé à la remise officielle de 450 bancs-pupitres à deux établissements scolaires de la capitale. Il s’agit de l’Institut Technique Industriel et Commercial KAMO, situé dans la commune de Matete, et de l’Institut Frère Emmanuel Stablum de Lemba.

Ces bancs ont été fabriqués par d’anciens jeunes délinquants, communément appelés « Kuluna », pris en charge par le Service national pour leur offrir une rééducation civique et une formation professionnelle. Ce geste illustre la transformation progressive de ces jeunes, passés de la violence urbaine à une contribution active au progrès social.
Au cours de la cérémonie, le Lieutenant-Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, a annoncé un programme ambitieux : la mise en place d’ateliers de menuiserie et de formation dans plusieurs villes du pays. Actuellement opérationnels à Kinshasa, Kimpese, Lubumbashi, Kananga et Mbuji-Mayi, ces ateliers seront prochainement étendus à Kikwit (Kwilu), Tshikapa (Kasaï), Mbandaka (Équateur) et Kisangani (Tshopo). L’objectif est de rapprocher la production des besoins réels des écoles, tout en créant des opportunités de formation et d’emploi pour les jeunes.
Pour l’Institut KAMO de Matete, cette livraison arrive à point nommé. Depuis le début de l’année scolaire, l’établissement souffrait d’un déficit criant en mobilier scolaire, ce qui compromettait la qualité de l’enseignement. Les 500 bancs apportent un soulagement immédiat et permettront d’améliorer les conditions d’apprentissage de centaines d’élèves. Le général Kasongo a réaffirmé la détermination du Service national à poursuivre ce programme dans plusieurs autres villes du pays. Il a insisté sur le caractère durable de cette initiative, qui combine éducation, réinsertion sociale et développement local.
Ce geste témoigne une fois de plus de la volonté des autorités de faire du Service national un acteur clé, non seulement dans la lutte contre la délinquance juvénile, mais aussi dans le renforcement du système éducatif congolais.
C.I.M


