Plusieurs organisations de la société civile, dont le Centre de Recherche en Finance Publique et Développement Local (CREFDL), Agir pour des Élections Transparentes et Apaisées (AETA) et le Réseau d’Éducation Civique au Congo (RECIC), ont publié un communiqué conjoint pour soutenir la tenue effective des élections des maires, bourgmestres et conseillers urbains.
Ces structures dénoncent le non-respect du calendrier électoral par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui n’a pas ouvert la période de dépôt et de traitement des candidatures prévue du 15 au 28 août 2025.
« AETA, RECIC et CREFDL constatent le non-respect du calendrier des élections des conseillers urbains, des maires et maires adjoints, ainsi que des bourgmestres et de leurs adjoints, publié le 22 juillet 2025 par la CENI. Le chronogramme fixait que les opérations de réception et de traitement des candidatures devaient se tenir du 15 au 28 août 2025, tandis que le scrutin est prévu pour le 9 octobre 2025 », peut-on lire dans leur déclaration.
La CENI avait, pour sa part, justifié le retard par l’absence de moyens financiers, indiquant que l’ouverture des Bureaux de Réception et de Traitement des Candidatures (BRTC) dépendait du décaissement des fonds nécessaires. Au-delà du retard dans l’organisation, les organisations de la société civile pointent également la précarité des conseillers communaux et urbains, dont beaucoup peinent à percevoir leurs émoluments depuis leur installation.
Elles appellent le président de la République à veiller à la mise en œuvre effective de la décentralisation et à garantir la tenue des élections locales. Pour ces acteurs, ces scrutins constituent un levier essentiel pour améliorer la gouvernance de proximité et consolider la démocratie à la base.
Elrick Elesse


