À Kinshasa, où quelques kilomètres peuvent parfois se transformer en plusieurs heures de trajet, la bataille contre les embouteillages prend une nouvelle dimension. Une unité spéciale vient renforcer le dispositif de régulation de la circulation dans la capitale congolaise, avec pour mission de désengorger les artères les plus congestionnées et de faciliter les déplacements des usagers.

Baptisée Brigade d’appui à la régulation routière, cette unité vient de franchir une nouvelle étape opérationnelle avec la remise officielle de ses tenues et équipements de service, après plusieurs semaines de formation et d’exercices pratiques sur les grandes artères de la ville. Sa particularité : elle est issue de la Brigade spéciale pour la protection de l’environnement et du bien-être social de Kinshasa (BSPE/BESK), mais bénéficie désormais d’une préparation spécifique aux enjeux de la circulation urbaine.
Sa formation a été assurée conjointement par la Police nationale congolaise (PNC) et la Commission nationale de prévention routière (CNPR). Sur le terrain, ses éléments sont appelés à épauler la Police de circulation routière (PCR), particulièrement sur les axes où l’insuffisance du réseau routier complique davantage les déplacements. Leur intervention vise notamment à renforcer l’encadrement des conducteurs, organiser les mouvements des véhicules et limiter les points de blocage.
La brigade est déjà à pied d’œuvre dans la zone A du Plan particulier de circulation de Kinshasa. Selon la cellule de communication du ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke, sa présence contribue à améliorer la fluidité du trafic sur les axes concernés. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les embouteillages constituent l’une des principales préoccupations quotidiennes des Kinois, avec leurs conséquences sur les activités économiques, la ponctualité au travail et la mobilité des habitants.
Toutefois, le renforcement des équipes de régulation devra s’accompagner d’une discipline accrue des automobilistes, d’un meilleur respect du Code de la route et d’une gestion durable des infrastructures routières. Car à Kinshasa, fluidifier la circulation ne relève pas seulement d’une question de policiers aux carrefours. C’est aussi un défi d’organisation urbaine, de civisme routier et d’aménagement du territoire. La nouvelle brigade est désormais sur la chaussée ; reste à transformer sa présence en un véritable changement dans le quotidien des Kinois.
La rédaction de b-onetv.cd


