C’est un tournant décisif pour plus d’un million d’élèves finalistes du secondaire en République démocratique du Congo. Ce lundi marque le coup d’envoi de la 58ᵉ session ordinaire de l’Examen d’État, qui se tiendra jusqu’au jeudi 31 juillet. Répartis dans 3 165 centres disséminés à travers le pays et dans cinq pays voisins – l’Angola, le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda et la Tanzanie – ces candidats affrontent une étape clé de leur parcours éducatif.
Dans un communiqué officiel, la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a salué une session 2025 marquée par une évolution vers la numérisation : l’introduction progressive des technologies numériques dans la gestion des examens et la correction des copies vise à renforcer la transparence et l’efficacité du processus. Cette édition reflète la volonté du gouvernement de bâtir un système éducatif plus moderne, inclusif et rigoureux.
La ministre a également mis en avant la forte implication des autorités éducatives, sécuritaires et religieuses, mobilisées pour garantir le bon déroulement des épreuves sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones à accès difficile ou affectées par l’insécurité. Une mobilisation qui s’inscrit dans la vision d’une éducation équitable, offrant à chaque élève, où qu’il soit, les mêmes conditions de réussite.
La tenue des examens dans les pays voisins répond à une nécessité : garantir l’égalité des chances aux élèves de la diaspora congolaise, nombreux à vivre hors des frontières pour des raisons économiques ou sécuritaires. Ces centres permettent aux candidats de composer dans les mêmes conditions qu’en RDC, tout en témoignant d’une coopération renforcée entre la RDC et les États hôtes dans le domaine éducatif.
Durant ces quatre jours d’examen, les candidats seront évalués dans des disciplines telles que la culture générale, les sciences, les langues et les options spécifiques liées à chaque filière. Cette organisation vise à mesurer à la fois les acquis théoriques et les aptitudes pratiques des élèves en fin de cycle secondaire.
Jehovani Mulumba


