Un taux de réussite global de 72 % : c’est le chiffre marquant qui ressort des premiers résultats de la 58ᵉ édition de l’Examen d’État en République démocratique du Congo. Annoncée officiellement ce dimanche 3 août par le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, cette première vague concerne trois provinces éducationnelles : Kasaï Oriental 1, Haut-Katanga 1 et Kinshasa Mont-Amba.
Le jury national, appuyé par l’Inspection générale, s’est félicité de cette performance, qu’il attribue à l’engagement accru des élèves, à l’implication du corps enseignant, mais surtout à la rigueur du processus d’organisation et de correction. « Le taux de réussite enregistré témoigne d’un système éducatif en progrès, porté par une réforme ambitieuse et des moyens modernes », a déclaré un responsable du ministère.
La grande nouveauté cette année réside dans l’intégration des outils numériques et de l’intelligence artificielle au processus de correction. Sous l’impulsion de la ministre d’État Raïssa Malu Dinanga, deux centres de scanning ultramodernes ont été ouverts dans les provinces pilotes, permettant une numérisation rapide des copies.
Grâce à ce dispositif technologique, les résultats ont pu être publiés en un temps record de trois jours après la clôture de la session, une première dans l’histoire de l’Exetat en RDC. La session ordinaire 2025 s’est déroulée du 28 au 31 juillet. La publication progressive des résultats a démarré ce 3 août et se poursuivra dans les autres provinces éducatives au fil des jours à venir.
Pour les autorités, cette dynamique doit être maintenue. Elle symbolise non seulement un saut qualitatif dans la gestion des examens nationaux, mais aussi une volonté affirmée de redonner confiance aux apprenants, aux familles et aux partenaires de l’éducation.
Emille Kayomba


