La scène était symbolique. Entre passation de pouvoir et début d’une nouvelle ère à la FECOFA, un moment inattendu a marqué la cérémonie de remise et reprise organisée ce jeudi au siège de l’instance du football congolais : l’hommage appuyé de Veron Mosengo à la secrétaire générale Lyly Tshimpumpu.

Devant les membres du nouveau comité exécutif, le nouveau président n’a pas choisi le langage froid des formalités administratives. Il a préféré les mots forts, presque chargés d’émotion. « Je ne serai jamais ingrat envers Lyly Tshimpumpu et son équipe. Vous avez fait un travail énorme… J’ai comme l’impression qu’on l’a jetée dans l’eau profonde sans bouée », a déclaré Veron Mosengo.
Une phrase lourde de sens dans un environnement où la gestion de la FECOFA a souvent été secouée par les crises internes, les tensions institutionnelles et la pression permanente autour des résultats du football congolais.
À travers cette image de “l’eau profonde sans bouée”, le nouveau patron du football congolais reconnaît implicitement les conditions difficiles dans lesquelles la secrétaire générale a travaillé ces dernières années : responsabilités immenses, moyens parfois limités et climat de turbulences quasi permanent.
Loin d’effacer le passé, Veron Mosengo semble vouloir bâtir une transition apaisée. Son discours tranche avec les ruptures brutales souvent observées après les changements de direction dans les institutions sportives du pays.
Alors que le nouveau comité exécutif prend officiellement les commandes, Lyly Tshimpumpu conserve jusque-là ses fonctions de secrétaire générale, portée désormais par une reconnaissance publique rare venant du nouveau président lui-même. À la FECOFA, le changement de pouvoir commence donc par un hommage… plutôt que par un règlement de comptes.
La rédaction de b-onetv.cd


