Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit, ce vendredi 14 novembre, le Vice-Premier ministre en charge des Transports ainsi que d’autres membres du gouvernement d’accélérer les démarches visant à permettre la réouverture, jugée cruciale, de l’aéroport international de Goma d’ici la fin de l’année. Cette décision vise en priorité à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire vers les zones toujours sous contrôle de la rébellion AFC/M23.
Cette volonté de rétablir un couloir humanitaire vers Goma fait écho aux propos du Président français Emmanuel Macron, qui avait souligné l’importance d’assurer un accès humanitaire sécurisé lors de la Conférence internationale pour la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs, organisée à Paris en partenariat avec le Togo.
Dans l’immédiat, la reprise des activités serait strictement limitée aux vols humanitaires. Toutefois, le mouvement rebelle AFC/M23, qui occupe actuellement la ville, s’est opposé à cette mesure. De son côté, le ministre rwandais des Affaires étrangères avait estimé que la France ne pouvait avancer sur ce dossier sans impliquer la rébellion. Pour Kinshasa, la position reste claire : la décision relève exclusivement de la souveraineté congolaise.
La Première ministre, Judith Suminwa, est désormais appelée à prendre toutes les dispositions nécessaires pour finaliser le processus et garantir la reprise rapide des opérations humanitaires, dans l’attente du rétablissement complet de l’autorité de l’État dans cette partie du pays, une question toujours sensible et stratégique.
Elrick Elesse


