En lice pour le poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Juliana Lumumba Amato a livré, mardi 30 juin, un plaidoyer empreint d’apaisement et de vision devant la Conférence ministérielle de la Francophonie.
La candidate de la République démocratique du Congo a tenu à dissiper toute lecture conflictuelle de sa candidature, qu’elle présente comme un projet au service de l’ensemble de l’espace francophone. « Ma candidature n’est dirigée contre aucun État ni contre aucune personne », a-t-elle affirmé d’entrée de jeu, insistant sur le fait que son ambition est de renforcer la coopération et la solidarité entre les pays membres.
Dans son intervention, Juliana Lumumba Amato a rendu un hommage appuyé à l’actuelle Secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, saluant le travail accompli au terme de ses deux mandats. « Madame la Secrétaire générale Louise Mushikiwabo a légitimement exercé ses deux mandats. Elle incarne désormais un pan de l’histoire de la Francophonie que je respecte », a-t-elle déclaré, écartant toute idée de rivalité personnelle.
Portée par une vision tournée vers l’avenir, la candidate congolaise a rappelé que l’Organisation internationale de la Francophonie devait demeurer un espace de dialogue et non de confrontation. « La Francophonie n’est pas un lieu d’affrontement diplomatique », a-t-elle souligné, plaidant pour une organisation davantage engagée dans la prévention des crises qui secouent plusieurs États francophones.
C’est dans cette perspective qu’elle a dévoilé l’une des principales mesures de son programme : la création d’une Académie francophone de la paix et du bien-être. Cette institution aurait pour mission de former une nouvelle génération de médiateurs, d’experts en dialogue et de spécialistes de la prévention et de la résolution des conflits.
Au-delà de l’annonce, Juliana Lumumba Amato a révélé que ce projet bénéficie déjà d’un engagement concret de la République démocratique du Congo. Selon elle, le gouvernement congolais a officiellement adopté cette initiative et lui a réservé un financement initial de 10 millions de dollars, témoignant de la volonté de Kinshasa de faire de la promotion de la paix une priorité au sein de l’espace francophone.
À travers cette audition, la candidate congolaise a voulu présenter une Francophonie davantage tournée vers la médiation, la stabilité et la coopération entre les peuples, faisant de la paix le cœur de son projet pour l’organisation.
Junior Kulele


