À travers la commeration populaire Bomoko 2026, ce dimanche 2 août 2026, Kinshasa ne vivra pas une simple commémoration. La capitale congolaise se transformera en un immense sanctuaire de mémoire où des milliers de citoyens sont attendus sur l’esplanade de l’Échangeur de Limete pour honorer les millions de Congolais fauchés par les guerres, les massacres et les crimes internationaux qui ont meurtri la République démocratique du Congo depuis plusieurs décennies.

Plus qu’une date inscrite au calendrier national, la Journée du GENOCOST est devenue un rendez-vous avec l’histoire. Une journée où le silence des disparus interpelle les consciences, où les blessures d’hier rencontrent les exigences de justice d’aujourd’hui et où toute une nation se rassemble pour dire que la mémoire ne peut être ensevelie sous le poids de l’oubli.
Sur l’esplanade de l’Échangeur de Limete, les hommages se succéderont dans une atmosphère de recueillement, de dignité et de solidarité. Messages d’espérance, témoignages, instants de méditation et prestations artistiques portées par de grandes figures de la scène congolaise rythmeront cette cérémonie nationale, conçue comme un espace de communion entre les générations.
Cette commémoration est dédiée aux millions de victimes des génocides, des massacres, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des violences sexuelles liées aux conflits ainsi qu’à toutes les personnes ayant perdu la vie dans les violences qui ont endeuillé le pays. Elle rend également hommage aux femmes et aux hommes qui, souvent au péril de leur existence, ont porté secours, protégé les populations et défendu la dignité humaine au cœur des conflits.
Au-delà de l’hommage, cette journée s’inscrit dans une démarche de reconnaissance et de justice. La pétition pour la reconnaissance internationale du génocide congolais à des fins économiques (GENOCOST) sera une nouvelle fois mise en avant, avec pour objectif de mobiliser les citoyens et la communauté internationale autour de la quête de vérité, de mémoire et de réparation.
Le GENOCOST rappelle que derrière les statistiques se cachent des familles brisées, des destins interrompus et des générations marquées par la douleur. Il invite également les Congolais à transformer la mémoire en engagement collectif afin que les tragédies du passé ne se reproduisent jamais.
Le 2 août 2026, Kinshasa portera ainsi la voix de tout un peuple. Une voix qui réclame justice, honore ses martyrs et affirme que la paix durable ne peut se construire sans vérité, sans mémoire et sans reconnaissance de la souffrance des victimes.
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