Une attaque armée a visé, dimanche, une unité des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) déployée à Bukama, chef-lieu du territoire du même nom, dans la province du Haut-Lomami. Les faits sont attribués à des éléments armés identifiés comme des miliciens Maï-Maï Zoulou, assimilés par les autorités locales au mouvement Bakata Katanga.
Selon un communiqué officiel de l’état-major général des FARDC, le bilan provisoire fait état de quatre assaillants neutralisés, de trois blessés dans les rangs des miliciens, ainsi que d’un militaire FARDC blessé. « La situation a été rapidement maîtrisée par les forces loyalistes », précise le document signé par le lieutenant-colonel Mak Mongba Hazukay, porte-parole a.i des FARDC.
De son côté, l’administration territoriale de Bukama avance un bilan plus lourd. Six présumés miliciens Bakata Katanga auraient été tués, tandis que deux civils ont perdu la vie et plusieurs autres personnes ont été blessées lors des échanges de tirs. D’après Mamadou Kalenga Wanonda, administrateur du territoire de Bukama, les violences sont survenues alors qu’un convoi de renforts militaires traversait une zone publique, non loin d’un marché très fréquenté.
« Lors des échanges de tirs en plein milieu public, à côté du marché, des balles ont atteint des paisibles citoyens », a-t-il déclaré. Il indique qu’un premier renfort militaire est arrivé samedi dans la soirée, suivi d’un second contingent d’environ 60 soldats, également pris pour cible par les miliciens. Les affrontements entre les soldats venus de la base militaire de Kamina et les éléments armés ont duré près d’une heure.
Toujours selon l’autorité territoriale, le renforcement des effectifs FARDC ne concernait pas uniquement Bukama. D’autres territoires du Haut-Lomami, notamment Kabongo, ont également bénéficié de ce déploiement sécuritaire. Il souligne par ailleurs que des informations sensibles auraient fuité sur les réseaux sociaux, facilitant l’embuscade tendue par les miliciens contre le convoi militaire.
Les FARDC assurent avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité et l’ordre public à Bukama et dans ses environs. « Les populations peuvent vaquer librement à leurs occupations », rassure l’armée, qui affirme maintenir un dispositif sécuritaire renforcé afin de prévenir toute nouvelle attaque.
La rédaction de b-onetv.cd


