Selon le gouvernement de la République Démocratique du Congo par le biais de son Ministre des hydrocarbures, il était attendu notamment jusqu’au 14 septembre un navire pour l’approvisionnement du pays en carburant, en particulier dans la zone d’approvisionnement Ouest. C’est qui est fait vraisemblablement mais, selon les analyses des échantillons faites par l’Office congolais de contrôle (OCC), ce carburant est techniquement non conforme.
Dans sa note de non conformité de ces produits, l’OCC fait savoir que les 28 000 tonnes métriques se trouvant dans cette cargaison arrivés depuis le 12 septembre 2022 au Kongo central, seraient simultanément contaminés par des fractions étrangères (lourde et légère) à la coupe des essences. Ce qui ne sera pas sans conséquence, selon le rapport d’analyses, car pouvant avoir des conséquences sur les « moteurs exigeants et sur la sécurité des populations et des utilisateurs, parce que les produits sont rendus très volatils, plus inflammables, plus explosifs et plus dangereux,» peut-on lire dans la note.
Tout en soulignant qu’il y a possibilité de corriger ce carburant par la SOCIR, c’est aussi ce que le Ministre des Hydrocarbures a sollicité à cette entreprise. Dans une correspondance, l’OCC a fait savoir par contre qu’il y a pas suffisamment de stock de carburant pouvant aider à cette fin. A ce stade, l’Office congolais de contrôle a déjà déclenché le processus du refoulement de ce carburant.
Dans cette flopée, la situation sur terrain est relativement soutenable dans les stations services à Kinshasa particulièrement, avec des fils des véhicules et motos qui s’observent encore. Le tableau tel que présenté n’augure pas des beaux jours pour le secteur des hydrocarbures en RDC dans les instants à venir.
Emille Kayomba


