Réunis en Congrès au Palais du Peuple, les députés et sénateurs ont suivi, lundi, l’annonce du Président Félix-Antoine Tshisekedi concernant le lancement des opérations d’identification de la population congolaise par l’Office National d’Identification de la Population (ONIP) dès l’année 2026.
Selon le Chef de l’État, toutes les dispositions logistiques, budgétaires et administratives sont en cours afin de permettre à l’ONIP de débuter ce chantier historique. L’opération devrait se dérouler en étroite collaboration avec la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), pour mutualiser équipements, données et systèmes informatiques.
La République démocratique du Congo fait partie des rares pays africains où une grande partie de la population ne dispose pas d’une carte d’identité officielle. Une absence qui complique la sécurisation du territoire, le contrôle administratif, mais aussi la planification des politiques publiques. « L’identification de la population est une priorité nationale », a insisté Félix Tshisekedi, soulignant que cette réforme est cruciale pour l’État afin d’améliorer la gouvernance et la fiabilité des statistiques nationales.
De son côté, le Directeur général de l’ONIP, Richard Ilunga Ntumba, assure que les préparatifs avancent déjà. Il affirme que des équipes techniques sont actuellement déployées sur le terrain dans plusieurs provinces pour sélectionner les sites devant accueillir les bureaux locaux de l’institution. Ces implantations doivent permettre d’assurer une couverture administrative dans toutes les zones du pays, y compris les zones rurales jusque-là peu contrôlées par l’État.
Au-delà du document personnel indispensable aux citoyens, cette identification permettra également : de fiabiliser les élections, d’améliorer la lutte contre l’insécurité, de simplifier l’accès aux services publics, de mieux contrôler les migrations, et d’organiser la planification sociale et économique du pays.
Cette opération constitue l’un des piliers de la transformation administrative voulue par le gouvernement congolais. Elle s’inscrit dans un processus plus large qui comprend l’état civil numérique, la modernisation des services publics et la digitalisation progressive de l’administration. Si elle aboutit, l’identification de la population pourrait devenir l’une des réformes les plus significatives du mandat de Félix Tshisekedi, ouvrant la voie à une nouvelle étape de l’État civil congolais.
La rédaction de b-onetv.cd


