Un grand nuage noir plane sur l’Union pour la démocratie et le progrès social. L’impasse s’est installée alors que la convention démocratique du parti, organe de discipline, vient de convoquer le secrétaire général du parti accusé de plusieurs griefs, devant les juges du parti, Augustin Kabuya devra présenter ses moyens de défense. Mais le secrétaire général du parti a opposé une fin de non recevoir à cette requête. Depuis fin juin, une frange de membres du parti présidentiel a désavoué Augustin Kabuya, lui intimant un ultimatum de 48 heures pour démission. Lors d’un rendez-vous avec la presse, ces frondeurs ont désigné le successeur d’Augustin Kabuya.

Deux ans après le départ de Jean Marc Kabund, le parti du Sphinx de Limeté est de nouveau secoué par une crise. Pour ce round, c’est Eteni Longondo, ancien ministre de la santé qui mène la fronde. Il a reçu le soutien de la nébuleuse force du progrès, de la jeunesse du parti et de plusieurs secrétaires nationaux ainsi que d’autres cadres qui reprochent au Secrétaire Général plusieurs faits notamment le manque de vision, l’utilisation abusive des prérogatives dévolues à la présidence du parti, gestion solitaire et personnalisée du parti pour ne citer que ceux là.
Dès accusations balayées d’un revers de la main par celui qu’on surnomme « Mwana Bute », entendez par là » fils ainé » qui du reste qualifie ses détracteurs de travailler pour affaiblir le Chef de l’Etat. Dans cette guerre familiale, Augustin Kabuya compte sur le soutien de l’exécutif du parti, des députés provinciaux de Kinshasa membres de l’Udps et des partis mosaïques. Augustin Kabuya se dit respectueux des textes, pour gérer le parti au quotidien, il s’appuie sur les travaux de Nganda Yala qui a renouvelé son mandat pour de 5 ans à la tête de l’Udps.

À l’allure où ce vent violent menace sérieusement de renverser la barque, l’intervention du chef de l’État serait salutaire pour calmer la tempête. Mais Félix Tshisekedi est frappé d’incompatibilité constitutionnelle qui l’interdit d’agir dans les affaires du parti qui ressort comme un bien privé. Jusqu’où ira cette guerre d’ambitions au sein du parti présidentiel ? Augustin Kabuya va-t-il s’en sortir où ses prédécesseurs dont Jean Marc kabund ou Bruno mavungu ont échoué ? L’orage devient de plus en plus fort. Augustin Kabuya garde sa sérénité.
Une analyse objective renseigne que l’Udps vit une période que plusieurs partis au pouvoir ont traversé avant la fin de leur régime. L’Abako du premier président de la RDC, Joseph Kasavubu, le MNC de Patrice Emery Lumumba, le MPR de Joseph Désiré Mobutu sont restés l’ombre d’eux même après le pouvoir. Serait-il le cas pour l’Udps ? Dans le camp des partenaires du parti au pouvoir, c’est silence radio. Tous suivent de près l’évolution de la situation qui prévaut au sein de cette formation politique.
Après son investiture, Félix Tshisekedi avait nommé Augustin Kabuya comme informateur pour identifier une majorité qui lui conduira pendant son second mandat. Le SG de l’Udps avait aussi joué un rôle important pour que la guerre autour du perchoir de l’assemblée nationale aboutisse sans casse. Des efforts insuffisants selon ses détracteurs qui estiment qu’il faut un changement pour booster le parti et conserver le pouvoir après 2028. Quelques soient les raisons des uns et des autres, l’image que donne l’Udps en ce début du second mandat de Félix Tshisekedi contribuerait à affaiblir les efforts du Chef de l’Etat dans la quête du bien être de la population congolaise.
La rédaction de b-onetv.cd


