Alors qu’elle fait face à des menaces sécuritaires qui les mettent en mal, notamment le parc de Virunga, le plus prisé dans le tourisme en RDC, les aires protégées en République du Congo couvrent 13% de son territoire national. Au moment où Kinshasa accuse Kigali de soutenir le M23 actif dans les espaces des aires protégées en RDC, un premier congrès sur les aires protégées africaines se tient de 18 au 23 juillet en cours au Rwanda. Le gouvernement congolais, à travers le Ministre de Tourisme Modero Nsimba et celui de la communication et médias, Porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya ont pointé du doigt la politique de deux poids deux mesures de toute la communauté internationale. Pour le Kinshasa, il est connu que quand ces espaces sont menacés, la communauté internationale condamne à l’exemple du mosquée de Tombouctou au Mali, ce qui n’est pas le cas pour la RDC.
Pour Modero Nsimba, le message à envoyer aux participants à ce forum de Kigali est de dire que le pays ( Rwanda ) qui vous reçoit soutient un groupe rebelle M23 qui tue, pille et saccage une aire protégée inscrite sur la liste du patrimoine mondial, le parc des Virunga. Ensemble avec son Collègue Muyaya, il a appelé à condamner le Rwanda pour le soutien qu’il apporte à un groupe armé qui se comporte sur terrain comme une armée classique dans un parc naturel.
En revanche, cet activisme des groupes armés dans les espaces dédiés à la conservation ne sont pas sans conséquence, un coup dure est donné dans le secteur de tourisme et dans bien d’autres domaines. « Si nous abordons la fermeture de la zone de Bunagana, je pense que nous perdons pas moins de 4 à 6 millions USD par semaine, » a-t-il dit, juste après avoir affirmé que le pays perd aussi, suite à cette guerre, d’abord l’emploi parce qu’il y a la fermeture du chantier de Rwanguba. «Avec notre partenaire, nous étions dans un projet de construction d’une Centrale de 28 Mw et deux autres centrales. L’ensemble de ces chantiers pour développer les projets touristiques dans la zone est en arrêt et est quantifié à plus de 70 millions USD, rien que pour la zone de Rutshuru.» a-t-il fait savoir.
Une possibilité de militariser les aires protégées n’est pas à exclure, à entendre ces membres du gouvernement Sama Lukonde.
Emille Kayomba


