Au cours d’une Assemblée plénière extraordinaire tenue ce jeudi 16 juin 2022, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a formulé un certain nombre de recommandations relatif à l’attitude à adopter par les acteurs du paysage médiatique congolais pendant cette période où le pays est en plein conflit armé dans sa partie Est. Des acteurs des médias en question, il s’agit des journalistes, mais aussi des acteurs socio-politiques. Selon le CSAC, les contrevenants auront des sanctions de diverses natures notamment l’embargo, la suspension, l’interdiction ou le retrait de fréquence.
Cet établissement public de l’Etat congolais a dit fonder ses recommandations sur base des rapports circonstanciés d’un de ses organes, le Centre de monitoring des médias congolais (CMMC). Il s’avère que dans certaines informations publiées dans les médias audiovisuels, la presse écrite et en ligne encouragent la violence, la xénophobie. Il y a aussi des informations qui tendent à démobiliser les hommes en armes engagés dans le combat au front.
Pour décourager ces actes, au cours de cette Assemblée plénière, le CSAC a recommandé aux médias, « de traîter et diffuser des informations relatives au conflit intercommunautaire et/ou de guerre dans l’Est du pays avec professionnalisme, en privilégiant tout ce qui est susceptible de promouvoir la cohésion et l’unité nationales; de s’interdir pendant cette période de programmer les émissions à téléphone ouvert concernant la situation de la guerre dans l’Est du pays…» recommande le CSAC.
Aux professionnels des médias, l’Autorité de régulation du secteur de médias et de la communication exige le respect scrupuleux des textes légaux et réglementaires régissant la profession, ainsi que les règles d’éthique et déontologie journalistiques d’une part et de l’autre, le CSAC les appele a éviter de relayer les déclarations ou discours divers de propagande contre les institutions légalement etablies et contre l’intégrité du territoire national.
Aux acteurs sociaux et politiques, d’éviter tout discours susceptibles d’agraver le conflit intercommunautaire, de demoraliser et démobiliser l’armée; de s’interdir de porter atteinte aux intérêts de la sécurité de l’Etat et aux secrets de la défense nationale, mais aussi d’éviter tous discours et déclaration divers de propagande contre les institutions légalement etablies et contre l’intégrité du territoire national.
Émille Kayomba


