Un mois après l’incendie meurtrier de la salle Panacée, Kinshasa renforce le contrôle des espaces accueillant du public. Désormais, les établissements destinés aux manifestations publiques devront passer par un enregistrement numérique obligatoire avant leur contrôle de conformité. L’objectif est de disposer d’une base de données permettant aux équipes de contrôle d’identifier rapidement les sites concernés et de vérifier leur conformité aux normes en vigueur.
Cette opération intervient quelques semaines après l’incendie survenu dans la nuit du 4 au 5 septembre 2026 à la salle Panacée, dans la commune de Lingwala. Le drame, qui s’est produit lors d’une cérémonie de mariage, avait fait douze morts et relancé les interrogations sur les conditions de sécurité dans certains espaces recevant du public.
Dans la foulée, le Vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, avait ordonné une opération de contrôle à travers les 24 communes de Kinshasa. Des équipes, placées sous la supervision de la Protection civile, ont été déployées pour examiner la conformité et la viabilité des différents sites. Le nouveau dispositif vient ainsi compléter cette démarche.
L’enregistrement sera réalisé avec l’appui de l’Agence provinciale de développement du numérique de Kinshasa. À l’issue de la procédure, les établissements conformes recevront un certificat de conformité équipé d’un QR Code. Ce dispositif doit permettre aux équipes d’inspection d’accéder rapidement aux informations relatives à chaque lieu lors des contrôles.
Au-delà de l’identification administrative, Kinshasa entend ainsi instaurer un meilleur suivi des espaces utilisés pour les cérémonies, concerts, spectacles et autres manifestations réunissant du public. Après le drame de Panacée, la capitale veut donc renforcer la traçabilité des établissements concernés et faire du contrôle de conformité un préalable essentiel à l’accueil du public.
Taz Mayimona


