Les Kinoises et Kinois concernés par l’impôt foncier ainsi que par l’impôt sur les revenus locatifs (IRL) ont jusqu’au 1er février 2026 pour s’acquitter de leurs obligations fiscales auprès de la Ville de Kinshasa. Passé ce délai, les autorités urbaines annoncent qu’elles procéderont à un recouvrement forcé, conformément aux dispositions en vigueur en matière de mobilisation des recettes publiques.
L’annonce a été faite ce mardi par le ministre provincial des Finances, de l’Économie et du Numérique Magloire Kabemba, qui a rappelé l’importance du civisme fiscal dans le fonctionnement de la capitale congolaise. Selon lui, cette opération vise à renforcer la capacité de la Ville à financer les projets prioritaires de développement, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’assainissement, de la voirie urbaine et de l’amélioration des services publics.
Dans un contexte où Kinshasa fait face à de nombreux défis, croissance démographique rapide, besoins croissants en équipements collectifs, réhabilitation des routes, gestion des déchets, la mobilisation des recettes fiscales locales est présentée comme un levier indispensable. « Les impôts fonciers et locatifs constituent une source majeure de financement pour permettre à la ville de répondre aux attentes de la population », a souligné un responsable de l’administration fiscale urbaine.
Les autorités provinciales précisent que le recouvrement forcé pourrait inclure plusieurs mesures, notamment : des mises en demeure adressées aux contribuables en défaut ; des pénalités et majorations prévues par la loi ;
des actions administratives sur les biens concernés ; des contrôles renforcés auprès des propriétaires et bailleurs. Le ministre provincial a toutefois encouragé les citoyens à éviter ces procédures contraignantes en régularisant leur situation avant l’échéance.
Les propriétaires immobiliers et les bailleurs sont ainsi invités à se rapprocher des services compétents pour effectuer le paiement dans les délais requis. Cette campagne fiscale s’inscrit dans la volonté des autorités provinciales de moderniser la gestion financière de la capitale, en misant notamment sur la digitalisation des services fiscaux, afin de réduire les tracasseries et renforcer la transparence.
La rédaction de b-onetv.cd


