Les difficultés d’approvisionnement en carburant ne doivent pas se transformer en une charge supplémentaire pour les usagers des transports en commun. Le gouvernement congolais entend renforcer les contrôles afin d’imposer le respect des tarifs officiels, particulièrement à Kinshasa, où certains transporteurs sont accusés d’augmenter les prix sans autorisation préalable.
Face à cette situation, des instructions ont été données au vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale pour qu’il coordonne avec les autorités de Kinshasa les mesures nécessaires au contrôle des tarifs. L’objectif est de prévenir les majorations arbitraires et de protéger les usagers contre les répercussions d’un approvisionnement en carburant momentanément perturbé.
Dans la capitale, les longues files d’attente observées dans plusieurs stations-service alimentent les inquiétudes. Toutefois, le gouvernement ne parle pas d’une pénurie généralisée, mais plutôt d’un ralentissement temporaire de la distribution, alors que la demande demeure élevée.
L’exécutif appelle ainsi à une amélioration rapide de l’approvisionnement des stations-service et au maintien de la stabilité des prix des produits pétroliers. Une exigence qui intervient dans un contexte où la moindre perturbation du marché du carburant peut avoir des conséquences directes sur le coût du transport et le quotidien des ménages.
À plus long terme, le gouvernement entend renforcer les capacités logistiques du pays. L’accélération du projet de construction d’un nouveau pipeline pour améliorer l’approvisionnement de l’ouest de la RDC figure parmi les priorités, au même titre que le développement des infrastructures de stockage et de distribution dans les autres régions. Ces mesures ont été évoquées lors de la 100ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres.
Reste désormais à traduire ces orientations en résultats concrets. À Kinshasa, où les déplacements quotidiens pèsent déjà sur le budget de nombreux ménages, l’enjeu est double : garantir la disponibilité du carburant et empêcher que les difficultés d’approvisionnement ne deviennent un prétexte à l’augmentation incontrôlée des tarifs de transport.
La rédaction de b-onetv.cd


