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Kinshasa : l’insécurité, un cycle qui défie l’État

11 heures ago
in Sécurité
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Kinshasa : l’insécurité, un cycle qui défie l’État
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La nuit tombe sur Kinshasa comme un voile d’incertitude. Dans certaines communes, le silence n’est plus synonyme de paix, mais d’attente celle d’un moteur qui surgit, d’un coup de feu qui claque, d’une peur qui s’installe. La capitale congolaise, autrefois vibrante jusque tard dans la nuit, vit désormais au rythme d’une insécurité diffuse, persistante, presque systémique.

Car ce qui se joue aujourd’hui dépasse la simple succession de faits divers. C’est un véritable cycle d’insécurité qui semble s’installer, nourri par une mécanique complexe où criminalité urbaine, fragilité institutionnelle et pression politique s’entremêlent dangereusement. L’arrestation, le 9 avril 2026, de présumés braqueurs à Barumbu par la Police nationale congolaise illustre à la fois une montée en puissance des forces de l’ordre… et les limites de leur action.

Rapide, ciblée, efficace, l’opération a démontré une capacité d’intervention réelle, renforcée dans le cadre de l’opération Ndobo. Mais derrière ce succès ponctuel, une question persiste : pourquoi ces actes se multiplient-ils malgré les ripostes ? Car Kinshasa ne fait plus face à une délinquance ordinaire. Les braquages récents de Barumbu à Binza Delvaux, en passant par Yolo Sud dessinent les contours d’une criminalité plus structurée, plus audacieuse, parfois meurtrière. Des réseaux capables de frapper vite, fort, puis de disparaître dans l’anonymat tentaculaire de la ville.

Cette évolution marque un basculement : celui d’une insécurité opportuniste vers une insécurité organisée. Dans ce contexte, la réponse sécuritaire s’intensifie. À l’Hôtel de ville, une stratégie offensive a été enclenchée : patrouilles renforcées, présence policière accrue, interventions rapides. Le message est clair : reprendre la rue, restaurer l’autorité, rassurer les Kinois. Mais cette démonstration de force pose une autre question essentielle : peut-on gagner durablement une guerre urbaine uniquement par la pression sécuritaire ?

Car l’insécurité à Kinshasa n’est pas qu’un problème d’ordre public. Elle est aussi le symptôme d’un déséquilibre plus profond : chômage des jeunes, urbanisation incontrôlée, faiblesse du système judiciaire, circulation des armes. Autant de facteurs qui alimentent un terreau favorable à la criminalité. Sans une approche globale, les opérations coup de poing risquent de n’être que des réponses temporaires à un problème structurel.

C’est dans cette zone de fragilité que la pression politique s’invite. À l’Assemblée nationale, une motion de défiance visant Jacquemain Shabani Lukoo a été enclenchée. Officiellement, il s’agit de sanctionner une « insuffisance » dans la gestion sécuritaire. Mais en réalité, cette initiative révèle bien plus : un malaise politique, une impatience collective, et peut-être des fractures internes au sein de la majorité.

Car la sécurité, en République démocratique du Congo, n’est jamais l’affaire d’un seul homme. Elle repose sur une chaîne complexe : police, renseignement, autorités locales, justice, décisions stratégiques au sommet de l’État. Dans ce système, le ministre de l’Intérieur devient souvent la figure visible… donc la plus exposée. Est-il responsable ? Sans doute en partie. Est-il seul responsable ? Certainement pas.

Dès lors, la motion de défiance prend une double lecture. Elle est à la fois une exigence légitime de résultats face à une population qui vit l’insécurité au quotidien, et un signal politique révélateur de tensions plus profondes. Comme l’a récemment exprimé le sénateur Gérard Mulumba Gecoco, le ras-le-bol dépasse désormais la rue pour gagner les sphères du pouvoir.

Mais au-delà des jeux politiques, l’urgence est ailleurs. Elle est dans la capacité de l’État à briser ce cycle. Car un cycle d’insécurité fonctionne comme un engrenage : la criminalité alimente la peur, la peur érode la confiance, et l’absence de confiance fragilise davantage l’autorité publique. Rompre cette dynamique exige plus que des arrestations : cela suppose une stratégie intégrée, combinant prévention, renseignement, justice efficace et présence sécuritaire intelligente.

Kinshasa est aujourd’hui à un tournant. L’offensive sécuritaire lancée peut marquer le début d’un rétablissement… ou n’être qu’un épisode de plus dans une lutte sans fin. Tout dépendra de la capacité des autorités à transformer l’urgence en vision, et la réaction en stratégie durable. Car au fond, la vraie question n’est pas seulement de savoir si les braqueurs seront arrêtés. Elle est de savoir si les Kinois pourront, demain, marcher dans leur propre ville sans regarder derrière eux.

Junior Kulele

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